Lundi 10 janvier 2011, par Pascal Hilout

Monsieur Le Président,

Le vendredi 7 janvier 2011, vous avez présenté nos vœux du nouvel an aux autorités religieuses (1). En regardant la vidéo qui relate votre discours, on pourrait penser que vos paroles sont sensées. Vous avez, cependant, commis une grave erreur d’appréciation en tentant de contredire l’Histoire ; aussi bien ancienne que récente. C’est irresponsable de votre part et vous auriez pu faire le choix de ne rien dire plutôt que de répéter ces lieux communs sur l’islam auxquelles les Français -et les Allemands d’ailleurs- ne croient plus aujourd’hui.

Au sujet de l’islam vous avez dit : « Si, irrationnellement, une telle religion est perçue chez nous comme une menace, nous devons combattre cette réaction irrationnelle par la connaissance mutuelle et par la compréhension de l’autre. L’islam n’a évidemment rien à voir avec la face hideuse de ces fous de Dieu qui tuent aussi bien des chrétiens que des juifs, des sunnites que des chiites. Le terrorisme fondamentaliste tue aussi des musulmans. ».

Cette menace hideuse existe aussi en France et en Europe. Elle aggrave les menaces plus insidieuses, de la vie quotidienne, que les Français et les Allemands perçoivent aujourd’hui. Vous devez en tenir compte. Les faits historiques nous enseignent que l’islam est un ensemble d’idées totalitaires : jamais démocratie ne s’est établie en terre d’islam sans qu’elle ne soit d’emblée rabotée et, malgré cela, menacée au quotidien. Dans un pays contiguë à l’Europe, il aura fallu instituer l’armée turque comme garante d’une certaine laïcité pour que l’exécutif soit dissuadé de réintroduire la charia dans ses lois. Vous avez fait le choix de combattre une réaction saine que vous disqualifiez et considérez comme irrationnelle, au lieu de vous interroger et de vous confronter aux faits qui poussent les Français et les Allemands à avoir une telle réaction. C’est une grave erreur d’appréciation de votre part et c’est même une faute politique qui risque de vous jouer un mauvais tour.

Quoi que vous en disiez, c’est l’islam qui tue d’abord l’humanité dans le cœur de ses propres adeptes et leur prescrit le qitâl (du verbe qatala = tuer) : « Le combat vous a été prescrit, alors même que vous l’abhorrez » (Coran 2 : 216). Et puis il y a la pratique historique de Mahomet et de ses successeurs qui s’est inscrite dans le temps et dans la géographie. Mahomet est vénéré par tous les musulmans. Il est considéré comme le bel exemple et il a combattu, sabre en main, aussi bien ses voisins que les membres de sa tribu ; alors même qu’ils vénéraient Allah et d’autres divinités féminines et masculines. Les monothéistes n’étaient pas persécutés en Arabie. C’est à cela que Mahomet, donc l’islam, a mis fin. Cette "œuvre" d’épuration religieuse, comme vous l’avez si bien qualifiée, continue sous nos yeux ébahis et horrifiés. Mais faire croire que ces islamistes-là ne seraient pas musulmans est un somnifère à base d’opium que vous administrez au peuple de Marianne pour le calmer.

Monsieur Le Président, Napoléon a osé émanciper les Juifs des lois de la Torah et les inclure sous l’autorité du Code Civil. Il a tout simplement osé poser à leurs rabbins et à leurs représentants toutes les questions qui fâchent. Il a exigé un engagement où ils renoncent à tout ce qui était incompatible avec la citoyenneté et avec la Fraternité républicaine, plus large que la fraternité communautaire. Ayez tout simplement le courage de demander à MM. Boubakeur, Moussaoui et au CFCM de déclarer caducs, de ne plus enseigner et surtout de ne plus vénérer, dans nos mosquées, des prescriptions et des versets coraniques totalement irrespectueux de la vie, des juifs, des femmes et des non-musulmans.

En élevant ces ténors-là au statut de notabilités, vous cultivez, comme eux, l’ambiguïté. D’autres élus, sous l’autorité de nos préfets, leur offrent des terrains sous forme de baux emphytéotiques et même des financements pour leur faciliter l’œuvre de vénération et d’endoctrinement sans aucune remise en question.

La France est en droit d’attendre des engagements solennels, par écrit, et non pas des paroles en l’air dont bien des ténors musulmans savent nous gaver depuis la nuit des temps ! On ne peut continuer d’enseigner la vénération d’un texte tel que le Coran et d’un héros conquérant comme Mahomet sans que cela n’ait de graves conséquences sur l’esprit, sur les mentalités et sur le comportement de nos futures générations. Il est grand temps de vous ressaisir, Monsieur Le Président !

Vous avez "adoubés" des représentants de l’islam en France et vous les avez fait asseoir à la table de la République, mais vous ne leur avez rien demandé en contrepartie. C’est la réciprocité qui forge de solides et sincères amitiés ! Vous pouvez expliquer aux responsables du CFCM ainsi qu’à tous les chefs d’états musulmans, que l’islam, tel qu’il est, avec ses enseignements actuels, est totalement inadmissible en République : il ne reconnaît pas encore la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de quitter l’islam, celle de changer de religion et de l’afficher. Vous ne pouvez pas nous faire oublier que vous avez accepté que le CFCM retire de sa charte l’article qui proclamait, justement, cette liberté.

C’est d’expérience quotidienne, des décennies durant, que les Français (et les Allemands d’ailleurs) savent maintenant que les prescriptions islamiques et les pratiques quotidiennes qui en découlent sont sexistes, séparatistes, ségrégationnistes, belliqueuses et irrespectueuses des autres. Elles ne peuvent en aucun cas permettre un vivre-ensemble, en harmonie. Comme votre ami Dalil Boubakeur, vous tentez de nous endormir, de nous amuser avec votre tour de passe consistant à faire passer « les musulmans modérés » pour « l’islam modéré », des êtres pour une religion. Nous savons et vous savez pertinemment que ces concitoyens-là ne rachèteront jamais l’islam et ne le dédouaneront jamais de ce qu’il est. Ils ne peuvent que le réformer et le remettre en question ; par écrit.

Je suis prêt à troquer mon chapeau contre un turban et présider des Assises de l’islam en Europe d’où sortira, je vous le garantie, une réforme de l’islam et non pas une énième tentative de sacrifier quelques musulmans qualifiés d’extrémistes pour ne pas toucher au Coran et à la vénération de Mahomet. Je m’y engage devant vous et devant le peuple français auquel j’ai choisi d’appartenir.

L’islam classique, en tant qu’ensemble d’idées totalitaires, n’a pas sa place en France. Il n’a pas sa place en Europe et il n’a pas sa place dans aucune société humaine qui aspire à la démocratie, à la Liberté et à la Fraternité. Sa place est aux oubliettes de l’Histoire pour que les musulmans, ses premières victimes transformés en vecteurs-reproducteurs puissent, enfin, s’émanciper et naître à la Liberté.

En attendant votre contribution à l’émancipation des musulmans, je vous prie d’agréer, Monsieur Le Président, l’expression de tous mes respects.

Pascal Hilout, né Mohamed

(1) - Vidéo - Voeux du Président aux autorités religieuses pour l’année 2011 - Présidence de la République

http://www.ripostelaique.com/M-Sarkozy-vous-n-avez-decidement.html