Victimes de la déforestation à outrance, menacés par l'exploitation minière, l'avenir des grands singes est très sombre. Nos cousins les grands singes sont en train de disparaître. On aimerait dire... lentement. Mais, en réalité, la diminution de leurs populations est rapide. Une réunion, tenue à Paris entre responsables du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) et de l'Unesco, a d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme. En effet, vingt-trois pays d'Afrique et d'Asie abritent ces grands primates, animaux vivant dans des forêts surexploitées et massacrées dont les surfaces se réduisent comme peau de chagrin. Ainsi, 80 % des forêts abritant des orangs-outangs à Sumatra et à Bornéo ont disparu au cours des vingt dernières années !

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Si ce rythme se poursuit - et rien ne laisse penser qu'il puisse se ralentir -l'orang-outang disparaîtra en même temps que la forêt sans laquelle il ne peut vivre. Il en subsiste environ 27.000 aujourd'hui. Qu'en sera-t-il demain ?

Moins de 600 gorilles au Congo

La situation des gorilles est pour le moins aussi préoccupante. Au Congo, où ils sont aujourd'hui moins de 600, leurs maigres populations sont directement menacées par l'exploitation forestière et surtout minière.

Le Congo dispose de ressources importantes en métaux rares et précieux dont le tantale, un métal dur et résistant, nécessaire à la fabrication des ordinateurs et des téléphones portables. Or, l'exploitation de son minerai, le coltan, se fait dans des conditions désastreuses au détriment de la forêt qui part en lambeaux et où les gorilles "ne se retrouvent plus".

Il existe ainsi une surprenante et consternante corrélation entre notre boulimie de technologies et le rapide déclin des gorilles, pas seulement d'ailleurs en République démocratique du Congo, mais aussi en Ouganda et au Rwanda.

Une note optimiste toutefois : les gorilles du Parc national ougandais de Bwindi ont vu leur effectif augmenter de 17 % depuis 1989.

Les mesures de protection seront-elles suffisantes ?

Les ouvriers exploités et mal payés qui extraient le coltan à leurs risques et périls, car les accidents dans ces mines sont nombreux et dévastateurs, n'hésitent pas à se nourrir de "viande de brousse", souvent prélevée sur des animaux protégés dans des parcs et des réserves. Les chimpanzés et bonobos n'échappent pas aux effets du braconnage, de sorte que les quatre espèces de grands singes, nos cousins les plus proches, sont toutes en grand danger.

On est très loin encore d'une prise de conscience écologique au niveau de ces pays pour qui ces animaux sont plus des butins de chasse que des valeurs patrimoniales telles que nous pouvons, en Occident, les considérer.

À l'issue de la réunion de Paris, une stratégie de protection fondée sur des programmes nationaux a été élaborée. Un plan que dix-sept des vingt-trois pays concernés ont déjà accepté.

Seul l'avenir dira si ces mesures seront suffisantes pour permettre à nos plus proches cousins de continuer à vivre désormais sous notre protection, car nous sommes immédiatement responsables de leur avenir et de leur survie.

Tiré de Santémagazine

http://afrique.kongotimes.info/sante/le-telephone-portable-et-le-gorille.html

Quelques précisions sur nos chers téléphones portables :

   

ingr_dients_t_l_portable_et_disparition_gorilles

d_chets_portable          effets_sur_l_organisme

op_rateurs_truquent_les_r_sultats

Pour en savoir plus sur les magouilles des opérateurs et les effets dévastateurs des portables sur notre santé et notre environnement, il faut aller ici :

http://comboquilombo.online.fr/militons/%5BPMO%5D%20Portable.pdf