06 janvier 2012

« Mort aux Juifs » et drapeaux palestiniens à l’aéroport de Tunis

C’est une scène ahurissante qui a eu lieu à l’aéroport de Tunis-Carthage ce jeudi 5 janvier avec la venue d’Ismail Haniya, secrétaire général du Hamas et Premier ministre de l’Autorité palestinienne démissionnaire en visite en Tunisie. Des dizaines de drapeaux palestiniens flottaient au dehors et dans l’enceinte même de l’aéroport ainsi que les drapeaux noirs du tawhid, symbole de l’unicité de dieu et bannière fédératrice des intégristes. Mais curieusement, pas un seul drapeau tunisien…

Accueil_d_Ismail_Haniya_du_Hamas_en_Tunisie_sans_drapeaux_tunisiens

L’image est déjà étrange en soi mais le pire reste à venir, les adorateurs du Hamas, keffieh autour du cou se mettent à vociférer leur haine des Juifs et à scander avec ferveur « mort aux juifs ». Cet effroyable spectacle nous rappelle celui auquel nous avions assisté dans les rues de Paris il y a quelques mois où des frères en religion de ces tarés hurlaient déjà à l’égorgement des Juifs. Mais nous savons bien que si Ennahda est en place en Tunisie c’est aussi en grande partie grâce à ceux qui vivent dans notre pays et que certains, politiques ou non, applaudissent quand ils n’encouragent pas carrément à les suivre.

Bien évidemment les médias français n’en ont pas parlé, les Qataris ont le bras long et la France leur appartient presque en totalité, ceci expliquant sans doute cela. Les opposants d’Ennahda en font par contre étalage et clament vivement leur refus d’être assimilés à ces oiseaux de malheur. Ils dénoncent les manœuvres électorales du parti,  affirmant leur désir de continuer à cohabiter en totale harmonie avec les Juifs de Tunisie qu’ils considèrent comme leurs frères de patrie et qu’ils aiment sincèrement comme le prouvent ces quelques témoignages relevés notamment sur la page facebook de « Tunisiens libres ET tolérants » :

Samira : « Nous n’avons jamais eu de problème avec les Juifs Tunisiens, c’est leur pays autant que Le nôtre »

Alain, juif tunisien s’interroge : « Si moi, juif tunisien, je vous considère comme mes frères et sœurs, et si mes 40 années d’absence de Tunisie n’ont pas diminué mon identité tunisienne. Comment dois-je réagir devant ça ? »

Benny : « Au delà du juif qu’ils veulent égorger, il y a aussi sous entendu tous les autres non musulmans. C’est vrai qu’il s’agit d’une petite minorité d’abrutis qui scandent la chose, mais les autorités sur place laissent faire, ils sont donc complices. Je crains pour la Tunisie qui commence à s’enfoncer dans l’obscurantisme. Il suffit que les touristes désertent ce pays et c’est le plongeon sans retour. Et le vrai peuple Tunisien, lui, il subit… »

Karim : « Et puis il y en a marre de convoquer le pb palestinien au cœur de notre révolution, ce mélange des genres est une arnaque nahdhaoui, déjà utilisée par tous les tyrans arabes. Ils se moquent des palestiniens, ils se moquent de leur propre peuple. Et se foutent pas mal des tunisiens »

Salwa : « Quel est le but de Ennahdha d’inviter cette organisation terroriste en Tunisie ? quel est le message? Hamas est allié avec Hezbollah et l’Iran! Qu’est-ce que la Tunisie vient faire dans tout cela? Il me faut des explications … Le comble dans toute l’affaire c’est que 70% des Tunisiens sont contre!!! Pathétique! Une honte envers nos amis(e) Juifs Tunisiens ! »

« Quand je vois aujourd’hui les scènes de liesse à l’aéroport (Ennahdha + Hamas) et que le drapeau tunisien était quasi inexistant… Je me pose la question si il y a encore des tunisiens en Tunisie ? »

Outre ce triste évènement, la faculté des Lettres de la Manouba a été également la cible de fondamentalistes, étrangers à l’établissement pour la plupart et désireux d’instaurer le port du niqab aux jeunes filles au sein de l’établissement qui a été contraint de fermer ses portes sous la pression, les islamistes ayant même séquestré le doyen selon la méthode classique du chantage et de la menace (2).

Ci-dessous une superbe lettre adressée au président tunisien le Dr Mohamed Moncef Marzouki, ancien médecin de l’université de Strasbourg, par Saddam Ben Youssef, un étudiant privé de cours et qui a choisi de l’écrire en langue française pour des raisons qu’il explique.

Cette Tunisie en perdition où le Qatar « téléguidé par l’administration américaine » (1) est en train de s’imposer dans la politique, dans les médias et dans les pensées à grands coups de pétrodollars savamment distribués, est en train de prendre peu à peu le pouvoir sans même trouver de réelle résistance malgré l’opposition pourtant nombreuse et peut-être même majoritaire. La souveraineté tunisienne a vécu, la Tunisie est devenue la propriété des Qataris, leur colonie. Les opposants d’Ennahda quant à eux condamnent la parodie électorale et antidémocratique qui a tenu lieu d’élections, des élections « guignolesques » qui n’ont pas respecté la volonté du peuple à qui on a refusé tout recours judiciaire permettant d’invalider le scrutin, à qui on a refusé la transparence concernant le financement des partis mais dont ils connaissent l’origine « américano-wahhabite ». Les Tunisiens sont floués, dépossédés de leur pays et condamnés à un sombre avenir et pendant ce temps, en France des politiques et des faux philosophes applaudissent joyeusement à cette tragédie.

La pathétique Éva Joly réclame écologiquement un poétique printemps au parfum de jasmin, ce dont un Tunisien s’amuse d’ailleurs et se demande si Éva « souhaite faire vivre les hommes dans des arbres aussi ? ».

Cette écologiste du dimanche ne sait-elle donc pas que le jasmin ne fleurit que de juin à septembre ? La senteur fleurie qu’ Éva pourrait éventuellement sentir à cette période de l’année est celle du sapin…

Caroline Alamachère 

Voici la lettre de Saddam Ben Youssef :

J’accuse, Lettre au président de la république tunisienne Docteur Mohamed Moncef Marzouki

J’accuse,

Lettre au président de la république tunisienne Docteur Mohamed Moncef Marzouki

Me permettez-vous de vous écrire dans la langue de Voltaire ? Vous écrire en français, langue menacée, non pas en tant que symbole d’un état étranger ancien colonisateur  , mais le français en tant que signe linguistique qui permettra à l’humain d’ouvrir ses fenêtres pour tous les vents du monde, sans qu’ils l’arrachent de ses racines.

En parlant de racines j’aime bien le burnous mais j’aurais aimé que vous encourageassiez le « safsari » car il est beaucoup plus lumineux que le niqab ce phénomène extraterrestre fruit pourri d’un esprit désuet, dégradé, obscurantiste voire déshumanisé.

Je vous écris monsieur le président pour vous dire que :

J’accuse Monsieur Hbib Kazdagli, doyen de la faculté des lettres de la Manouba qui pensait qu’en arrêtant les cours il gagnerait le bras de fer contre cette bande de salafistes extrémistes.

J’accuse Monsieur Chokri el Mabkhout, recteur de l’Université de la Manouba qui n’a pas dénoncé jusque là le recul et le relâchement des forces de l’ordre.

J’accuse ces jeunes gens qui croient au retour du Khalife comme un gamin, à celui du père noël. Ces jeunes gens qui méprisent El Chabbi car ils méprisent la Poésie car ils haïssent la Vie. Ces jeunes gens je les accuse tous sans exception, filles Mounaqabet et hommes barbus, pour la déception extraordinaire qu’ils ont provoquée.

Vous avez déçu cette ère assourdissante qu’ils ont nommée Révolution. Vous avez déçu le sourire du martyr, ce dormeur du val pour qui la patrie, c’est boire le café de sa mère le soir. Vous avez brisé barbarement le mythe de l’exception tunisienne, terre de tolérance, qui rythmait depuis l’indépendance voire avant,  son ouverture selon la bonté de ses habitants.

Je vous accuse chers frères et sœurs car vous m’avez privé de mes cours pendant deux semaines. Deux semaines de méditation sur la condition humaine, sur la société carthaginoise. Des pauvres et des riches, une gauche éparpillée et une droite frustrée, une masturbation idéologique et une pénétration identitaire, un pluralisme caricatural et un autisme politique. Ou allons nous exactement ? vers l’Epître du pardon ? celle d’El Maari ? ou des mouvements islamistes qui se veulent l’ombre de Dieu sur terre…

J’accuse ainsi le parti Ennahdha qui est en train de jouir de son pèlerinage gouvernemental et n’a pas encore assumé son rôle de dirigeant encadreur des mauvaises situations.

Et je me demande, si c’est ça la renaissance, que serait la chute ? !

J’accuse également les membres de l’Assemblée nationale constituante qui ont transformé la patrie en un feuilleton morbide et insupportable dont nous suivons les épisodes sur la télé. Comment nous allons te voir chère Tunisie si jamais ils coupent l’électricité? Oui voir est un don mais tout voir est un cauchemar ! Ces membres ou ces apôtres qui n’ont pas eu le courage de défendre le modernisme dont la seule incarnation est l’Université qui demeure violée, marginalisée et écartée du paysage politique général.

Je pense avant de passer à la dernière accusation que cet état de siège va se prolonger jusqu’à ce qu’on apprenne l’Autre, des modèles de notre poésie El chebbi, Mnawer smadeh, Moustfa Khraief, Ali Duaagi, Adem fethi, Moncef el whaybi, Awled Ahmed, Kamel Bouagila …
Enfin je vous accuse vous, Monsieur le Président de la République, chef de l’état ,commandant suprême des forces armées, représentant officiel de la révolution, défenseur des droits de l’homme, intellectuel, philosophe et surtout neurologue. Il est temps que vous soigniez vos patients qui sont aujourd’hui une trentaine mais qui souffrent hélas d’une maladie contagieuse : l’intégrisme.

Je vous accuse car vous oubliez « qu’en ouvrant des écoles, vous fermerez des prisons ».

J’ai raté votre excellence des cours sur Rabelais et son humanisme profond, sur Stendhal et sa remise en question du fonctionnement clérical politisé, sur Senghor et la gloire de son Afrique perdue, plus de Kayamagan premier fondateur du continent noir, plus de Reine de Saba avec l’invention du Niqab ! Des cours de grammaire textuelle : comment on passe, en littérature  du texte slogan au texte vision, comment l’auteur tisse son style…

Actuellement cet auteur c’est vous, alors prenez la peine s’il vous plaît de nous écrire un bon récit car on en a marre !

A part ça, avez-vous fixé une date pour la vente des palais présidentiels ?

Saddam ben youssef – Etudiant en troisième année français à la Manouba

(1)     https://www.facebook.com/actualites.tunisie#!/notes/actualitestn/main-basse-qatarie-sur-la-tunisie-avec-laide-de-la-tro%C3%AFka-de-la-r%C3%A9volution-%C3%A0-la-/248478765220499

(2) http://observers.france24.com/fr/content/20120105-occupation-universite-manouba-etudiantes-niqab-profitent-vide-juridique-tunisie-islamistes-ennahdha

http://ripostelaique.com/mort-aux-juifs-et-drapeaux-palestiniens-a-laeroport-de-tunis.html

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29 décembre 2011

Licencié pour avoir dénoncé une agression sexuelle

Publié le 29.12.2011

Chargé de transporter des handicapés jusqu’à un institut médico-éducatif, Raymond a été licencié. On lui reproche d’avoir alerté les parents d’une adolescente victime, sous ses yeux, d’une agression sexuelle.


POISSY, fin novembre. Raymond Dupros a été licencié pour « faute réelle et sérieuse » par son entreprise, GM Services.

« Je ne comprends pas ce qui m’arrive. On me renvoie parce que j’ai dénoncé une agression sexuelle. C’est pas normal », lâche Raymond Dupros. Cet habitant de Sartrouville a reçu une lettre de licenciement de son employeur, GM Services, une société chargée du transport d’enfants handicapés entre leur domicile et Notre Ecole, un institut médico-éducatif (IME) de Carrières-sous-Poissy accueillant de jeunes autistes.

Embauché en 2010 comme chauffeur, Raymond hérite en septembre de cette ligne qui le mène, matin et soir, à effectuer des trajets au volant d’une camionnette de 9 places.

« La première semaine, Patrick* est absent, mais l’accompagnatrice me prévient qu’il va y avoir des problèmes avec lui, qu’il s’adonne à des attouchements sur les petites filles ou se déshabille devant elles et que tout le monde est au courant. Je lui ai immédiatement dit que je ne le supporterais pas, même si je n’ai rien contre ce gamin qui est avant tout handicapé », raconte Raymond. Les faits se confirment dès que Patrick, un grand gaillard de 19 ans, arrive.

Le 29 septembre, lors d’une réunion de travail, Raymond alerte la hiérarchie de son entreprise. « J’ai proposé qu’il soit isolé. Personne ne m’a écouté. On a préféré enterrer le sujet », reprend l’infortuné chauffeur. Le 3 octobre à Maisons-Laffitte, l’accompagnatrice, qui veille sur Patrick en le maintenant à distance des autres enfants dans la voiture, descend pour aider le père d’une pensionnaire à transporter une valise.

Arrivé au véhicule, ce père est témoin direct d’attouchements que pratique Patrick sur Marie*, une adolescente de 13 ans. Le convoi repart, mais le père demande aussitôt des explications à l’école par téléphone. Raymond prend la liberté d’avertir les parents de Marie.

Quinze jours passent. L’accompagnatrice est mise à pied, Patrick subitement éloigné du bus. Le 27 octobre, Raymond est convoqué pour un entretien préalable qui se déroulera le 8 novembre. Il se voit privé des clés et renvoyé sur-le-champ pour une « faute réelle et sérieuse ». Dans un courrier du 22 novembre, l’employeur précise qu’il a « outrepassé » sa fonction de chauffeur, que sa présence « nuit au bon fonctionnement » de l’entreprise. « Vous n’aviez pas à alerter les parents sans notre autorisation », lui écrit GM Services, qui le dispense de tout préavis.

* Les prénoms ont été modifiés.

http://www.leparisien.fr/yvelines-78/licencie-pour-avoir-denonce-une-agression-sexuelle-29-12-2011-1787745.php

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26 décembre 2011

Une nouvelle paire de baskets provoque des scènes d'émeutes aux Etats-Unis

L'être humain est quand même ce que la terre a porté de plus con.


 

On connaissait les révoltes de la faim, les incontournable échauffourées des soldes, voici les émeutes de la basket. Dans plusieurs villes des Etats-Unis, la sortie du dernier modèle de baskets créées par Nike pour l'ancien basketteur Michael Jordan s'est soldée vendredi 23 décembre par des scènes apocalyptiques : bagarres, mouvements de foule, jets de gaz lacrymogène et plusieurs arrestations ont été signalés à travers le pays.

Des milliers de personnes s'étaient rassemblées tôt vendredi devant les magasins proposant à la vente, pour la somme de 180 dollars, les "Air Jordan 11 Retro Concords", la réédition d'un modèle sorti à l'origine en 1996. Certaines sont rentrées avec des hématomes, piétinées par la foule, d'autres les yeux rougis par les gaz, d'autres encore ont fini la nuit en prison.

 

A Austin, au Texas, plus de 1 000 personnes se sont massées devant les grilles d'un supermarché, exceptionnellement ouvert jusqu'à minuit. Problème : seules 150 paires de baskets étaient mises en vente. La situation a vite dégénéré et la police a dû intervenir. Un policier blessé a été hospitalisé. A Richemond, en Californie, un coup de feu a été tiré, et un homme arrêté.

Au centre commercial de Tukwila, dans la banlieue de Seattle, quelque 2 000 personnes ont commencé à se rassembler devant quatre magasins à partir de 2 heures du matin. "La foule est devenue turbulente après 3 heures, avec un pic à 4 heures du matin", heure à laquelle les magasins ouvraient exceptionnellement leurs portes, a raconté Mike Murphy, porte-parole de la police de la ville. Les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule des acheteurs.

"Avant l'ouverture, la foule avait déjà enfoncé deux portes", a-t-il ajouté. "Des bagarres ont commencé à éclater, des bousculades, certaines personnes essayaient de couper la file d'attente. Les officiers ont utilisé du gaz incapacitant pour interrompre certaines bagarres", a-t-il précisé. Un homme, accusé d'avoirfrappé un policier qui lui demandait d'évacuer les lieux, a été arrêté et incarcéré.

Des acheteurs devant un magasin de chaussures à Charlotte, en Caroline du Nord.

A Lithonia, une banlieue d'Atlanta, quatre personnes ont été arrêtées. L'une d'elles est une femme qui avait abandonné ses deux enfants de 2 et 5 ans dans sa voiture sur un parking au milieu de la nuit pour aller faire la queue devant un magasin. Selon des médias locaux, des troubles ont également éclaté au Texas, en Virginie et en Géorgie.

"Nous sommes extrêmement inquiets d'apprendre que des incidents ont accompagné le lancement des Air Jordan 11 dans certains points de vente", a déclaré Brian Facchini, un porte-parole de Nike, dans un communiqué envoyé à l'AFP. "La sécurité des consommateurs est d'une importance primordiale. Nous demandons à toutes les personnes désireuses d'acheter notre produit de le fairede façon respectueuse et sûre", ajoute-t-il.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/12/25/une-nouvelle-paire-de-baskets-provoque-des-scenes-d-emeutes-aux-etats-unis_1622690_3222.html

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28 novembre 2011

Elections marocaines : l’islamisme modéré enseigné aux occidentaux

Dans un ensemble tout à fait inédit et n’en doutons pas, tout à fait spontané, les médias nous apprennent aujourd’hui d’une même voix la victoire des islamistes modérés aux élections marocaines, ce qui, outre la joie évidente que nous ressentons, est aussi l’occasion d’apprendre qu’il existe un islamisme modéré. Les médias n’en finiront jamais de nous surprendre décidément. Plus c’est gros et mieux ça passe.

Déjà depuis quelque temps on sentait la modération monter, on entendait parler ici et là d’islam modéré, d’imams modérés, de musulmans modérés, de commentaires modérés, de modérateurs, ceux qu’on appelait il n’y a pas si longtemps des censeurs.  

Il est désormais d’usage de faire référence à un islam modéré pour rassurer spécifiquement les mécréants occidentaux non lecteurs de Riposte Laïque et nous apprenons que vient de naître ce week-end un « islamisme modéré » pour finir de rassurer ceux dont le cerveau aurait été carrément grillé.

J’aimerais qu’on m’explique comment un islamisme prônant l’anéantissement de tout ce qui ne se soumet pas servilement à la doctrine coranique pourrait être modéré ? Comment le djihad, cette guerre contre l’occident et la démocratie, pourrait-il être modéré ?

Parler d’islamisme modéré c’est comme parler de communisme modéré,  de charlatanisme modéré, de cannibalisme modéré, de fascisme modéré ou de nazisme modéré. Songez donc, si Hitler, ce grand ami personnel du mufti auprès de qui il prenait conseil pour l’extermination des Juifs, avait pensé à faire passer pour modérée sa doctrine nazie on ne l’aurait pas senti venir et à l’heure qu’il est nous trouverions sans doute normal de posséder des objets artisanaux en peau humaine…

Et d’ailleurs n’est-il pas suspect de devoir qualifier cette doctrine par un terme visant à l’adoucir ? Car si une chose doit être modérée cela prouve bien qu’elle est mauvaise et nocive par essence. Si l’islam doit être modéré pour devenir acceptable c’est bien qu’il est inacceptable s’il ne l’est pas. Or il est qualifié de modéré depuis le 11 septembre 2001 lorsqu’il a fallu annoncer au monde effaré que tous les musulmans ne portaient pas de ceintures d’explosifs autour du bide. Parler d’islam modéré ou d’islamisme modéré est l’aveu éclatant que l’islam est dangereusement toxique pour l’humanité. Maintenant que ce point est clarifié espérons que ses premières victimes, les musulmans eux-mêmes, s’en libèreront ou tout au moins le transformeront pour en faire une religion acceptable, c’est-à-dire pacifique et tolérante.

Cet islamisme modéré officiellement miscible depuis cette nuit avec l’islam modéré n’est évidemment qu’un effet d’annonce, une sorte d’argument marketing pour rendre acceptable un dogme démocraticide faisant l’apologie de la haine et bafouant toutes les règles morales édictées par des êtres humains éclairés, civilisés, sachant tirer des leçons de leurs expériences passées et doués de pensée humaniste. Des êtres humains qui ont appris le dégoût de faire la guerre à leurs semblables, à donner aux plus démunis, à aider leur prochain, loin, bien loin des commandements meurtriers du coran, de ces commandements qui exigent la mise à mort, la torture ou la servitude des non musulmans pourtant supposés être aussi des créatures de dieu si l’on considère que celui-ci existe et a l’omniscience que les croyants veulent bien lui accorder.

Le PJD (Parti de la Justice et du Développement) est donc le grand vainqueur des ces élections marocaines. Créé il y a des années par d’anciens membres d’un mouvement islamiste réputé comme violent, ce parti ouvertement opposé à l’occidentalisation des mœurs marocaines a été désavoué il y a plusieurs années par le gouvernement marocain parce qu’il ne respectait pas ses engagements ! Cependant, fidèle aux injonctions préconisées par le coran et soucieux de se donner une image de respectabilité le PJD a décidé d’adopter le mode taqyyia afin d’assurer ses succès électoraux. C’est ce même parti dont le logo représente une lampe à huile sortie tout droit du VIIe siècle qui a fait pression sur le Palais pour que la liberté de conscience soit supprimée de la constitution de 2011.

Il y a donc tout à fait lieu de se réjouir, d’autant que les élections se sont très bien passées. Il faut dire que bien que les inscriptions se soient faites dans l’urgence d’après le témoignage d’une internaute marocaine, le PJD avait parfaitement organisé sa victoire. Quant aux bulletins de vote on peut se demander s’ils n’ont pas été conçus pour des électeurs analphabètes car ils rappellent étrangement l’imagier du Père Castor pour les enfants de maternelle…

En attendant de voir le Maroc s’islamiser modérément partageons la satisfaction innocente d’un certain Monder qui dans le Parisien se réjouit d’un « Maroc modirnisée ». Ne lui gâchons pas sa joie.

http://ripostelaique.com/elections-marocaines-lislamisme-modere-enseigne-aux-occidentaux.html

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18 novembre 2011

Le président du Comité Valmy à Damas pour sauver la paix en rétablissant la vérité

jeudi 17 novembre 2011, par Comité Valmy

Depuis une semaine, accompagné de personnalités françaises et francophones, Claude Beaulieu, Président du Comité Valmy, est présent en Syrie, à l’invitation du Patriarche des Chrétiens d’Orient.

Il a eu l’occasion d’observer la réalité de la situation et il a pu faire de nombreuses rencontres, notamment avec le Patriarche orthodoxe russe Cyrille, quand celui-ci est venu exprimer la solidarité du peuple russe avec le peuple syrien.

Aujourd’hui, Claude Beaulieu tient à témoigner de ce qu’il a constaté sur place.

1) Le scandale de la propagande guerrière véhiculée par les médias occidentaux

A écouter les médias occidentaux, l’armée et la police syrienne seraient devenues des hordes sanguinaires qui massacreraient le peuple. La réalité ridiculise ce grossier mensonge, dont le seul but est de justifier une invasion guerrière.

Sur le terrain, nous constatons que les meurtres et les attentats, mensongèrement attribués par les médias français aux forces syriennes, sont en réalité le seul fait de groupes armés étrangers ou de salafistes syriens extrêmement minoritaires, qui tirent sur la foule et sur les militaires pour créer le chaos et pour fabriquer des images trompeuses, à destination des médias complices des va-t-en-guerre occidentaux.

Les policiers et les militaires syriens doivent à la fois déjouer ces pièges, protéger les populations et mettre hors d’état de nuire ces criminels fauteurs de guerre.

Cette mission est d’autant plus difficile que les groupes en question sont soutenus, armés et financés par les USA et l’Union européenne, comme l’a avoué leur chef, Khaddam. [1]

2) La force de l’union nationale syrienne contre l’éventualité d’une agression occidentale

Il ne se passe pas un jour sans manifestations de masse, au cours desquelles les Syriens se retrouvent dans les rues pour exprimer leur volonté unitaire patriotique et pour soutenir le gouvernement légitime.

Cette vigueur à défendre la souveraineté de la nation syrienne transcende les clivages politiques et confessionnels ; elle soude le peuple, fermement décidé à résoudre par lui-même ses difficultés en restant maître de son destin et en respectant la légalité.

Malgré les crimes et les exactions commis par les terroristes, la manipulation visant à exacerber les clivages confessionnels échoue : dans une clairvoyance exemplaire, le peuple syrien se rassemble et démontre encore une fois l’invincibilité et la cohérence de l’attachement à la souveraineté populaire, de la laïcité et de la prééminence du Droit.

Les opposants syriens préfèrent majoritairement éviter à leur pays une intervention étrangère plutôt que rallier le Conseil national syrien, dans lequel ne se regroupent en définitive que des aventuriers instrumentalisés par les ennemis de la Syrie et des extrémistes salafistes qui envisagent de transformer le pays en place forte d’Al Qaïda.

Dans ces conditions, le Président du Comité Valmy appelle les Français à la plus grande vigilance sur les informations et reportages diffusés par les médias français, déjà coupables d’avoir travesti la réalité pour rendre possible les agressions sur la Côte d’Ivoire et la Libye.

Il souhaite, sans illusion, que la diplomatie française prenne conscience que son asservissement aux Etats-Unis - qui construisent une manipulation de plus pour justifier une agression guerrière de plus - n’est pas une erreur, mais une faute. De par l’Histoire, la France a une responsabilité particulière envers les peuples syriens et libanais. Tout gouvernement qui l’oublierait ne serait pas un authentique gouvernement français mais un pitoyable exécutant états-unien.

Que la faute libyenne ne soit pas répétée en Syrie !

Notes

[1] -Interview de Khaddam sur Israeli TV

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2037

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30 octobre 2011

Paris : heurts entre Kurdes et Turcs place de la Bastille

 Heurts_entre_Turcs_et_Kurdes___la_Bastille_le_30_oct_2011

La police est intervenue dimanche à coups de gaz lacrymogènes place de Bastille (XIe), à Paris, pour mettre fin à des heurts entre des partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan et de jeunes manifestants turcs. Ces derniers, au nombre de 150, agitant des drapeaux turcs et entonnant des chants patriotiques, se sont rassemblés sur les marches et le parvis de l'Opéra Bastille pour protester contre «le terrorisme en Turquie ".

Ils ont été attaqués à coups de projectiles par des groupuscules se réclamant du PKK, un parti rebelle considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays. Les manifestants ont alors répliqué et la police a dû intervenir pour mettre fin aux heurts. La préfecture de police (PP) a indiqué que les jeunes kurdes avaient été dispersés à coups de gaz lacrymogènes.

Les policiers ont ensuite dressé un cordon de sécurité sur les marches de l'Opéra et la place de la Bastille était partiellement paralysée vers 15H30. La place était alors jonchée de pavés et un abribus a été vandalisé.

La manifestation des Turcs était déclarée

Selon un organisateur de la manifestation, Hakan Fakili, membre d'une association d'échanges culturels entre la France et la Turquie, «dix manifestants ont été blessés, lynchés par des terroristes du PKK venus du quartier de Strasbourg-Saint-Denis, armés de projectiles et de battes de base-ball». La Préfecture, selon laquelle la manifestation était déclarée, n'a pas confirmé ce bilan.

Les manifestants pro-gouvernementaux se sont dispersés dans le calme vers 16H30 et la circulation a repris sur la place de la Bastille.

Des affrontements entre partisans et adversaires du PKK se sont également produits ce dimanche aux Pays-Bas, à La Haye. La police néerlandaise a procédé à deux arrestations. 

Ces heurts interviennent au lendemain d'un attentat-suicide qui a fait deux morts et douze blessés à Bingol, dans l'est de la Turquie. Perpétrée par une femme-kamikaze munie d'une ceinture d'explosifs, contre le siège provincial du parti au pouvoir, cette attaque utilise le même mode opératoire que celles déjà menées par le PKK contre les forces de sécurité turques. Par ailleurs, l'armée turque vient de mener une opération de représailles contre le PKK dans le sud-est du pays après une série d'attaques dans lesquelles 24 soldats avaient été tués à la frontière avec l'Irak. 

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-heurts-entre-kurdes-et-turcs-place-de-la-bastille-30-10-2011-1693640.php 

 

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29 octobre 2011

Exclusif : les écrits islamistes de Rached Ghannouchi traduits en français

 Rached-Ghannouchi.jpg

Afin de mieux cerner qui est le chef du parti Ennhada  séduisant 30% de l'électorat tunisien, l'Observatoire de l'islamisation révèle les écrits passés de Ghannouchi, dont certains jusqu'alors indisponibles en langue française, afin que les journalistes et politiques aient matière à réflexion :

Sur l'apostasie:

Rached Ghannouchi a écrit en 1993 dans un livre  : « L’apostasie, est le reniement [de l’islam] après qu’on l’a embrassé de plein gré ; un reniement, ou les formes lui ressemblant, des constantes de l’islam, tels ses dogmes, ses charia et ses rituels… Comme porter atteinte à la dignité de Dieu ou à la dignité du Prophète, l’autorisation de braver les interdits [de la charia] ou la négation des devoirs religieux, etc. Des versets du Coran ont énoncé à plusieurs endroits le caractère affreux de ce crime, et menacé quiconque s’en rend coupable du plus atroce des supplices, sans toutefois édicter une peine précise ici-bas. Quant à la tradition, la sunna, elle a exigé la mise à mort [conformément au hadith] : « Tuez quiconque change de religion. » » (Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 48).

Sur la charia comme "source principale de legislation" :

« Comment ne pas stipuler l’islamité d’un chef [de l’Etat], dont la tâche essentielle est d’accomplir la religion, d’orienter la politique de l’Etat dans les limites de l’islam, d’éduquer l’umma selon l’islam, d’être son imam pour la prière, de la prêcher ex cathedra […] et d’être pour elle l’exemple à imiter ? Le Coran a tranché. Il a stipulé que le souverain devait être musulman : « Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le pouvoir » (sourate IV, verset 59). Il est absurde, et cela revient à demander l’impossible, de demander à un non musulman d’assumer le dépôt [la magistrature suprême], de veiller sur la religion et la gestion des affaires d’ici-bas – ce qui est la fonction du chef de l’Etat –, et nous, dit M. Ghannouchi, pour la clarification théorique, nous affirmons l’islamité du chef de l’Etat. Car au niveau pratique, le pouvoir islamique que nous réclamons se trouve dans les pays islamiques, et la majorité de ceux qui y habitent sont des musulmans.

[Et M. Ghannouchi d’ajouter, dans une note de bas de page : « Il est à noter que la plupart des constitutions arabes, y compris la constitution tunisienne, ont stipulé l’islamité du chef de l’Etat, il s’agit en effet d’une stipulation abusive et vide de contenu, tant que ces constitutions ne contiennent pas d’articles imposant la charia comme source principale de toute législation, et tant qu’elles ne contiennent pas non plus d’institutions constitutionnelles contrôlant la constitutionalité des lois. Aussi bien le chef de l’Etat lui-même et le degré de son engagement à respecter, dans sa vie publique et privée, la loi et les normes morales, pour ne pas donner le mauvais exemple de ce qui ne plaît ni à Dieu, ni à ses créatures soumises. »] (Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 54)

Sur la laïcité :

A une question d’un quotidien algérien : « Quelle est la place de la laïcité dans la société islamique ? », M. Ghannouchi répond : « La société islamique est fondée sur l’interprétation des valeurs organisant la vie des individus et des communautés. De plus, elle organise le côté spirituel de ces derniers. C’est pourquoi on ne saurait concevoir de société islamique laïque, ou de musulman laïc que si ce n’est en renonçant à ce qui est essentiel en islam. Car la foi en Dieu n’est pas essentielle en islam ; l’essentiel, c’est la foi en l’unicité de Dieu. Par conséquent, toute législation qui s’inspire d’autres sources pourrait porter atteinte à cette unicité. Une société ne saurait être islamique qu’à condition de ne pas être laïque et d’accepter l’unicité de Dieu. » (Interview accordée par M. Ghannouchi au quotidien algérien Algérie actualité du 12 octobre 1989).

Les critiques émises par M. Ghannouchi à l’encontre des anciens manuels de philosophie pour le baccalauréat :

« L’enseignement de la philosophie devient, si nous ne définissons pas notre appartenance culturelle, non seulement inutile pour traiter les problèmes dont nous souffrons, mais aussi un élément de sabotage et de destruction dans le domaine psychologique et social, comme c’est le cas aujourd’hui [1989]. » (Rached Ghannouchi, « La génération perdue », revue Forqan, février 1989, Casablanca).

Ghannouchi et le psychopathe Youssef El-Qaradhawi :

Sur le site internet  Ashihab, Ghannouchi a donné une interview où il encense un cheikh connu pour enseigner le meurtre des apostats et des homosexuels, partisan des attentats du Hamas contre des civils israeliens, en le qualifiant ainsi : "le savantissime prédicateur le cheikh Youssef El-Qaradhawi" (R. Ghannouchi, « J’ai voué ma vie à la défense de la liberté », interview conduite par Ala Iddin Al-Rachi, 5 octobre 2005).

Youssef El-Qaradhawi, ami intime de Said Ramadan (père de Tariq mort en 1995) est sûrement le cheikh contemporain le plus influent du monde sunnite. Voici ce qu'a affirmé Qaradawi le 28 janvier 2009 sur Al-Jazeera TV

"Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait - et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…)  Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j'espère est qu'à l'approche de la fin de mes jours, Allah me donne l'occasion d'aller sur la terre du djihad et de la résistance, même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d'Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus et ainsi, je clorai ma vie en martyr. Loué soi Allah, Roi de l'univers. Que la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous."

M. Ghannouchi est membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche que Qaradhawi préside, institution de production juridique de l'Union des organisations islamiques d'Europe, dont l'UOIF est la branche française. Vu l’âge et la santé chancelante de  Qaradhawi, Ghannouchi est devenu le président de fait.

Sur une visite de Jean-Paul II :

A propos de la visite officielle du Pape Jean Paul II en Tunisie en Avril 1996, M. Ghannouchi écrivit : « Ce qui me transperce le coeur aussi que le coeur de tout Tunisien c’est que la visite du chef d l’Eglise catholique coïncide avec la réception du représentant commercial de l’entité sioniste à Tunis ; que comprennent les Tunisiens de tout cela ? Peuvent-ils chasser de leurs esprits qu’il y a une invasion croisée et sioniste de leur pays ? » (R.Ghannouchi, l’hebdomadaire islamiste marocain ARRAYA du 23
Avril 1996).

Traduction par Lafif Lakhdar réalisée pour la justice italienne.

http://www.islamisation.fr/archive/2011/10/24/exclusif-les-ecrits-de-rached-ghannouchi-traduits-en-francai.html 

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27 octobre 2011

Bar-le-Duc : 6 mois ferme pour un animateur

Les efforts de réinsertion du prévenu lui évitent une peine plancher de 4 ans d’emprisonnement.

L’interpellation de ce jeune Barisien âgé de 24 ans s’est déroulée le 6 juin dernier dans un centre aéré Ufolep organisé au lac du Der. Elle visait un animateur mis en cause par différentes personnes dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants qui a d’ailleurs fait l’objet d’une ouverture d’information judiciaire.

Dans la chambre occupée par Marouane El Mokretar sur la base nautique haut-marnaise, les gendarmes découvrent 0,5 gramme d’héroïne. Au cours de son audition, le jeune homme reconnaît être consommateur depuis l’âge de 14 ans et avoir acheté un peu moins de 150 grammes d’héroïne du 1 er janvier 2010 au 6 juin 2011. En très grande partie pour sa consommation, indique-t-il en avouant également en avoir revendu quelques grammes et avoir joué un rôle d’intermédiaire dans des transactions.

Absent à la barre hier à cause d’une formation Bafa qu’il a entamée en début de semaine, certificat à l’appui, Marouane n’a pu davantage s’expliquer sur ses agissements. « Il faisait l’objet d’une surveillance depuis plusieurs mois et l’enquête a démontré qu’il revendait à de nombreux usagers. Il était considéré comme une pièce maîtresse du trafic », observe le substitut du procureur, Gwenaelle Antoine.

« L’aider à tourner la page »

Laquelle note par ailleurs une « absence d’évolution » dans l’attitude du prévenu qui a déjà été condamné à trois reprises et à trois périodes bien distinctes pour des affaires liées aux stupéfiants. Et le ministère public de réclamer 2 ans de prison dont 1 an avec sursis et mise à l’épreuve sur deux ans avec obligation de travail et de soins à l’égard du jeune Barisien sous le coup d’une peine plancher de 4 ans ferme étant donné la récidive légale des infractions retenues.

De lourdes réquisitions qui surprennent Me Nadège Dubaux en défense. « Aucun élément du dossier d’instruction n’indique que mon client peut être considéré comme une pièce maîtresse. Rien ne démontre en tout cas qu’il a une attitude de commanditaire dans un trafic d’envergure. L’usage ponctuel d’héroïne, il l’a reconnu car il est très difficile de se sortir de ce milieu. Ce que les gendarmes ont retrouvé dans sa chambre provient d’un achat de la veille dans une fête. »

Me Dubaux loue par ailleurs la qualité du travail accompli par son client en tant qu’animateur. « Il a un très bon contact avec les enfants. La preuve, son employeur a accepté de le reprendre après son audition. Son ambition est aujourd’hui d’obtenir son Bafa, de devenir éducateur sportif et de quitter le département », insiste l’avocate qui est favorable à une peine mixte pour « l’aider à tourner la page. »

Une plaidoirie entendue par le tribunal qui a condamné Marouane El Mokretar à 18 mois de prison dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve sur deux ans avec obligation de travail et de soins. Grâce à de « sérieux efforts de réinsertion », la peine plancher a donc été écartée.

Nicolas GALMICHE

http://www.estrepublicain.fr/meuse/2011/10/26/animateur-et-consommateur

 

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26 octobre 2011

Elections tunisiennes : avec Ennahda, j'ai de nouveau peur de parler

En France, ils seraient 50% de Tunisiens à avoir voté pour le parti islamiste Ennahda. Observatrice dans un bureau de vote français pour les élections, notre contributrice raconte sa gueule de bois après neuf mois d'espoir.

Aujourd'hui, c'est la gueule de bois. Au lendemain de ces élections tant attendues, c'est une grosse claque. Je voulais m'investir dans ce scrutin, j'ai donc été observatrice dans un bureau de vote en France. Plus particulièrement, j’étais déléguée de listes et en tant que telle, je représentais un parti pendant les trois jours de scrutin.

 

Des jeunes manifestent devant l'Isie le 24 octobre 2011(LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Des jeunes manifestent devant l'Isie le 24 octobre 2011(LIONEL BONAVENTURE / AFP) 

Anonyme

Si je souhaite rester anonyme aujourd’hui, c’est que j'ai peur. Je retrouve cette peur dans laquelle nous étions plongés avant la révolution. Je déteste devoir témoigner anonymement, ça me rappelle l'ancien régime, mais je n’ai pas le choix. Aujourd’hui, quand on parle d’Ennahda entre nous, c’est reparti comme avant, on chuchote, on se cache.

Observatrice

Pour les élections, j’avais demandé à être observatrice par une association. Comme par hasard, l’Irie (l’instance régionale de l’Isie, chargée de surveiller les élections) a refusé. Je ne suis pas la seule qui ai essuyé un refus, ça a été pareil pour tout le monde. D'ailleurs, ces membres de l’Irie, on les connaissait, eux aussi étaient des islamistes.

Ennahda et le travail de terrain

Ce qui m’a d’abord choquée pendant les jours de scrutin, c’est qu’il n’y avait pratiquement que des délégués d’Ennahda. Ils étaient trois ou quatre par bureaux. Et le CPR (Congrès pour la République), arrivé deuxième aux élections, en avait aussi un peu. les autres listes étaient absentes.Il faut dire qu'Ennahda était très très organisé. Ils ont fait un travail de terrain incroyable. Ils sont énormément et ils ont surtout beaucoup d’argent par rapport aux autres partis.

Pour être très honnête, je n’ai pas vu de délégués dire aux gens pour qui voter, mais je sais par des amis que c’est arrivé dans d’autres bureaux. Selon les bureaux et la population en présence, la pratique était plus ou moins courante.

Mais le travail, ils l’avaient fait avant : en payant des familles, on frappant aux portes, en utilisant les mosquées, les imams qui prêchaient pour leur compte.

"T'as bien voté Ennahda, hein?"

J’ai entendu des gens dire très fort : "T’as bien voté Ennahda, hein ?" ou plusieurs personnes rentrer à trois ou quatre dans les isoloirs.

J’ai entendu des femmes non-voilées, vêtues à l’européenne, qui se vantaient d'avoir voté pour eux.

J’ai entendu des familles se concerter, s’assurer que tout le monde avait bien voté pour le même parti, Ennahda.

Manque de conscience politique

Ce qui me scandalise, c’est que les Tunisiens de France ont apparemment voté massivement pour eux. Ils bénéficient de tous les avantages de la laïcité ici, en France, et envoient des islamistes au pouvoir en Tunisie, alors même qu'ils n'y vivent pas !

On salue les 90% de participation, mais si c’est pour voter n’importe quoi, ce n’est pas la peine.

Il y a un manque de connaissances flagrant. Je soupçonne les Tunisiens de France d’être allés voter pour dire qu’ils étaient allés voter. C’est impressionnant comme il n’y a pas de conscience politique dans le peuple. Les lacunes sont aberrantes. Je sais que c’est la première fois que l’on vote mais ce n’est pas une excuse. Il y avait un manque de curiosité énorme. On est tellement habitués à être passifs que c'est très difficile de changer les esprits.

D’où ma déception énorme face aux Tunisiens de France, habitués à entendre parler de politique. On ne cesse d’entendre parler de politique en France !

Accepter 

Maintenant, le mot d’ordre, c’est d’accepter les résultats. La démocratie, on l’a voulue. Il va falloir travailler. C’est une énorme claque mais une opposition va se former. A force de débattre, les partis progressistes ont perdu de vue les méthodes efficaces, celles qu’a utilisées Ennahda. Ils sont allés partout, ont répandu leurs idées, simplement en disant que c’était péché de ne pas voter pour eux. C’est une arme redoutable, la religion.

Réveil des consciences ?

J’espère qu’il va y avoir un réveil et que, même les gens passifs vont se bouger et militer autrement. Ils vont se former. Pour l’instant, c’est l’attente.

On va bien voir si c’est le raz-de-marée annoncé, mais je ne crois pas que les partis progressistes accepteront de travailler avec les extrémistes.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/207877;elections-tunisiennes-avec-ennahda-j-ai-de-nouveau-peur-de-parler.html

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24 octobre 2011

Cergy : Océane, 2 ans et demi, agressée en maternelle

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Il parle d’un « lynchage » avec les mots sans doute excessifs d’un père encore sous le choc des violences subies par sa petite fille de 2 ans et demi, lors de la récréation à l’école maternelle des Plants, à Cergy. A l’abri des regards, derrière une petite cabane située en haut d’un toboggan, Océane a été frappée par un groupe de quatre garçons de grande section le mois dernier.
 
« La directrice m’a appelé en m’expliquant que ma fille venait de se faire agresser. Sur le coup, je ne me suis pas vraiment inquiété. J’ai pensé Ce sont des enfants qui jouent… »

Ce jour-là, Max comprend ensuite rapidement que la situation est plus sérieuse. « Elle avait des cheveux arrachés, des bleus sur le visage, poursuit le papa d’Océane. Ce qui m’a inquiété le plus, c’est de voir la petite en panique qui ne pleurait pas. Apparemment, l’un d’eux a lancé A l’attaque! et c’est parti. Ils étaient tous les quatre à donner des coups. Une enseignante serait intervenue en voyant voler les touffes de cheveux… »

L’enfant a été examinée à l’unité médico-judiciaire de Pontoise à l’issue de la plainte déposée à Cergy le jour des faits, le 16 septembre. Un mois plus tard, le père de l’enfant doit encore prendre en charge les conséquences des brutalités. « Océane était propre, elle fait de nouveau pipi au lit. Elle fait des cauchemars et frappe son frère de 7 ans à coups de poing. Ma fille garde encore un comportement violent, même si cela s’atténue un peu. C’est aussi le retour des doudous, la lumière qui doit rester allumée pour dormir. On est un peu déboussolés… »

Le père marque une pause, puis poursuit. « J’ai vu les enseignants, l’inspectrice. On m’a répété : On est désolés Je ne demande pas l’exclusion définitive des enfants, mais il faut peut-être les déplacer dans différentes écoles pour les séparer. On nous a expliqué que nous pourrions bénéficier de toutes les dérogations possibles pour inscrire ailleurs la petite, où nous voulons. Mais ce n’est quand même pas à nous de partir! J’ai demandé à l’un d’eux pourquoi il avait fait cela : j’ai rencontré le silence et des yeux vides. » Autre sujet de colère pour le père : la punition infligée selon lui aux quatre auteurs des violences. « Ils ont été privés de récréation pendant une semaine. »

Du côté de l’inspection académique du Val-d’Oise, on assure « suivre l’affaire de près ». « L’inspectrice est intervenue auprès des équipes enseignantes. Des mesures éducatives ont été prises pour les enfants, le nécessaire a été fait pour que cela ne se reproduise pas. Les familles des quatre enfants concernés ont notamment été reçues. » L’inspection, qui ne précise pas quelles actions ont été entreprises, ajoute qu’une aide psychologique a été proposée à la petite fille. Pour le père de famille, cette agression justifie en tout cas la mise en place de tests, pour dépister dès l’âge de 5 ans les élèves à haut risque, projetée par le ministère de l’Education nationale.

Quant à sa plainte au pénal, elle ne pourra déboucher sur aucune procédure, au vu de l’âge des mis en cause (la responsabilité pénale débute à 13 ans). Toutefois, les policiers du commissariat de Cergy devraient convoquer les parents des quatre écoliers pour les auditionner.

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