Free the Panchen Lama !
PETITION POUR QUE SOIT LIBERE LE PANCHEN LAMA EMPRISONNE DEPUIS L'AGE DE 6 ANS, IL A ETE LE PLUS JEUNE PRISONNIER AU MONDE...

In May 1995 Gedun Choekyi Nyima, the six-year-old boy identified by the Dalai Lama as the 11th Panchen Lama, disappeared. Suspicions that he had been kidnapped were confirmed in May 1996 when the Chinese leadership admitted to holding him and his family in "protective custody." After repeated attempts to gain access to the boy, no international agencies or human rights organizations (including the United Nations) have been allowed to visit Gedun Choekyi Nyima or his family.
http://www.change.org/petitions/free-the-panchen-lama#comments
Discrimination au travail au Tibet
Selon des sources tibétaines les propriétaires de camion tibétains à la recherche d’un travail sur les projets routiers et ferroviaires au Tibet ont été écartés au profit de chauffeurs travaillant pour les entreprises chinoises, entraînant des protestations et des affrontements.
Les autorités chinoises ont répondu en envoyant des troupes anti-émeutes et la police pour contenir des troubles à Shigatse au Tibet Central et à Lithang dans l’est.
"Le 1er juin 2011, environ 100 conducteurs tibétains ont protesté devant le gouvernement du Comté de Lithang", dit Lobsang Gawa, un Tibétain vivant en Inde, citant des contacts dans la région.
"Parce que des aménagements sur une section de l’autoroute rattachant Chengdu dans la province du Sichuan en Chine avec la capitale tibétaine Lhassa étaient prévus dans leur région, ils pensaient que le travail leur serait donné ", a déclaré Gawa. Au lieu de cela les autorités chinoises ont attribué le travail à 24 entreprises basées en Chine continentale qui ont ensuite fait venir des travailleurs chinois, déclenchant des manifestations.
"Un grand nombre de troupes chinoises anti-émeutes et de la police a été envoyés pour mater les manifestants qui n’ont pas réussi à obtenir ce qu’ils voulaient" raconte Gawa, ajoutant que de nombreux habitants tibétains - ayant entendu parler du projet - avaient déjà acheté des camions dans l’espoir de pouvoir travailler. Actuellement les conducteurs chinois ont commencé les travaux sur la route et ont bloqué leurs lieux de travail avec de grandes portes de fer.
Pendant ce temps, en avril, les propriétaires de camions tibétains du Comté de Rinbung près de Shigatsé au Tibet Central se sont affrontés avec les chauffeurs travaillant pour les propriétaires chinois, selon un résident tibétain de la région.
"Les propriétaires chinois ont alerté les responsables et la police, qui sont venus de Shigatsé à bord de 15 à 20 véhicules et ont détenu 10 propriétaires de camions tibétains", rapporte Dondrub dans un appel téléphonique (à Radio Free Asia).
"Les Tibétains ont été roués de coups avant d’être emmenés" a-t-il dit. Dondrub ajoute qu’auparavant, les autorités chinoises avaient dit aux Tibétains que la construction d’un chemin de fer reliant Shigatsé à Lhassa passerait bientôt par leur région et que s’ils achetaient des camions on leur donnerait du travail. "Donc les Tibétains ont fait des emprunts et acheté 60 véhicules avec l’espoir d’obtenir des contrats pour transporter des matériaux sur des sites de travail ».
"Quand la construction a commencé sur la ligne de chemin de fer on a donné aux Tibétains la tâche de déménager les matériaux. Puis des camions appartenant à des Chinois avec des conducteurs tibétains furent autorisés pour transporter le matériel".
"Les camionneurs tibétains se sont vus progressivement donner moins d’affectations et les autres camions avaient davantage de charges. Bientôt les camionneurs tibétains se sont retrouvés sans emploi", a déclaré Dondrub.
Il a ajouté que les Tibétains de la région se sont inquiétés de voir que la voie ferrée en cours de construction pourrait finalement être reliée à un projet d’exploitation minière appartenant à des Chinois près de Bumri, une colline sacrée située près de la localité de Jewa à Rinbung.
Source : Radio Free Asia, 17 juin 2011
http://www.tibet-info.net/www/La-discrimination-envers-les.html
Témoignages sur les conditions de vie et de détention au Tibet
Pour ceux qui pensent que le soutien aux Tibétains est un effet de mode et qu'ils ne sont pas tant à plaindre que ça, qu'il y a pire ailleurs. Si l'ignorance est excusable, l'entêtement dans une confortable ignorance ne l'est pas. Fermons les yeux et imaginons que ces gens sont des membres de notre famille. Serions-nous moins ignorants si c'était le cas ?
« J'ai été battu presque jusqu'à la mort, placé en cellule d'urgence de deux mètres sur deux mètres , sans toit, avec un simple filet, alors que la température était de - 17°, -20° de janvier à avril, plus de quatre mois. Finalement, ma peine a été augmentée de huit années. [ ] Au total, j'ai subi trente deux années de prison ferme et cinq ans de réforme par le travail. [ ] Durant mes périodes d'emprisonnement et de travail forcé, il fallait fendre des rochers, niveler des montagnes, transporter des pierres... C'était très dur pour des détenus très affaiblis. Certains en sont morts. En 1975, je suis devenu aveugle, tant j'étais faible... [ ] Seul dans ma cellule pendant 5 ans, aveugle, je n'avais que mes doigts pour sentir le niveau d'eau dans mon verre ». [ ] Plusieurs centaines de personnes sont mortes de faim, de faiblesse, sous les coups... Pendant plusieurs mois, j'ai été enchaîné au niveau des jambes. J'ai eu aussi des menottes qui incluaient les bras et le torse, tellement serrées que mes doigts sont devenus d'immenses ballons. [ ] Sur la poitrine nue, on plaça des bocaux avec des ferrures entrant dans la chair. Les soignants semblaient heureux de me voir souffrir... Dans cet hôpital de Sera, deux prisonniers d'opinion sont morts, faute de soins". (témoignage de Takna Jigmé Sangpo, emprisonné durant 37 ans)
[ ] … l’emprisonnement de leur mari sert à contraindre les femmes à subir l’avortement même à un stade avancé de la grossesse jusqu’au 9ème mois et la stérilisation forcée est appliquée sur des jeunes filles à partir de 14 ans. [ ] Un tibétain témoigna que, dans son village, à Nyemo, pendant l’été 1996, des centaines de jeunes femmes tibétaines furent convoquées de force pour être stérilisées. En un jour, l’équipe ambulante stérilisa 300 femmes. Ces femmes saignaient comme des animaux et beaucoup ne pouvaient presque plus marcher. De plus, ajouta t’il, ces femmes devaient payer le coût de l’opération. Les femmes nomades, comme les femmes sédentaires, sont victimes de ces méthodes traumatisantes. Le pire, on rapporte que dans certains hôpitaux, on injecte dans la tête des bébés, au moment de la naissance de l’éthanol qui en fait des bébés mort-nés. [ ] Ces pratiques violent l’article 16 de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination envers les femmes, violent également la Convention sur la Torture et autres traitements ou châtiments inhumains ou dégradants et violent la Convention sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide et, enfin, en particulier la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Les 3 conventions des Nations Unies ont été signées et ratifiées par la RPC. [ ] ... les tortures cruelles et dégradantes sont courantes dans les prisons chinoises (coup de matraques électriques et décharges sur tout le corps, obligation de se tenir debout sur un sol gelé jusqu’à ce que la peau reste collée au sol..... Les prisonnières souffrent des formes les plus dégradantes de torture : bastonnades impitoyables, viols et agressions sexuelles, matraques électriques enfoncées dans la bouche le vagin et l’anus, enveloppement du corps par des fils électriques sous tension... (Buddhaline)
[Dans les prisons chinoises] Outre la malnutrition, elles [les Tibétaines] sont soumises à de durs travaux, à la torture physique et psychologique. On ne leur fournit pas de protections hygiéniques pour leurs règles. Ce qui est d'autant plus difficile à supporter quand on ne les autorise pas à se laver pendant de longues périodes. [ ] Le passage à tabac est malheureusement un "classique" avec des matraques "ordinaires", électriques ou cloutées. Les attaques par des chiens, les viols, abus sexuels tels que les lacérations de mamelons, stimulateurs électriques ou matraques électriques introduites de force dans le vagin jusqu'à évanouissement des femmes, l'enroulement avec des fils électriques sous tension de la poitrine et du corps, obligation de rester debout durant plusieurs heures sans bouger, rester assis la lumière allumée 24h/24 sans pouvoir dormir sous peine de se faire à nouveau battre, "l'aéroplane": torture consistant à suspendre le prisonnier au plafond, les mains dans le dos, pour le faire tournoyer en le frappant... Aucune exception n'est faite aux femmes enceintes. Nombre d'entre elles font des fausses couches après avoir subi de telles tortures. Elles restent parfois paralysées ou meurent suite aux mauvais traitements. [ ] Ngawang Tsepak, une religieuse, ne fut ramenée au sol qu'après dislocation des deux épaules. (http://www.tibetdefense.net/index.php?option=com_content&task=view&id=79&Itemid=39)
"J'ai été battue avec des chaises, des cannes et des aiguillons à bétail. Ces derniers étaient placés dans ma bouche et tournés en tous sens. Placés dans la bouche, ils font saigner et épuisent rapidement le corps. Les gardes me frappaient aussi à la tête avec les aiguillons, puis me donnaient des coups de pied dans l'estomac ... Je fus laissée sans nourriture dans ma cellule pendant neuf jours. Je tombai violemment malade suite aux coups. Une grosse tumeur apparut sur mon ventre et j'avais de graves blessures à la tête ... Après deux ans de coups perpétuels, de sous-alimentation et de prélèvement de sang forcé, mon corps était affaibli au point que la mort était proche. Je suppose que les autorités chinoises ont voulu éviter l'embarras de me voir mourir en prison, aussi ils me relâchèrent ... Je tremblais en permanence d'épuisement et de troubles nerveux et fus incapable de marcher pendant mes deux premiers mois à l'hôpital". (témoignage de Ngawang Jhampa, une religieuse emprisonnée)
"On lâchait des chiens sur nous alors que nous étions nues. On nous écrasait sur le visage les bouts de cigarettes allumées, on plantait dans nos bouches des aiguilles à tricoter ... nous donnait des coups de pied dans les seins et les parties génitales jusqu'à ce qu'elles saignent ... On nous suspendait à des arbres et on battait notre chair nue avec des matraques électriques. Des récipients pleins d'urine humaine étaient déversés sur nos têtes ... plusieurs furent (violées). Cependant, celles qui étaient violées restaient très discrètes parce qu'elles étaient honteuses et embarrassées ... J'ai été pendue au mur par les pieds et battue avec des baguettes électroniques dans les parties génitales et la bouche. Après cela je ne parvenais même plus à aller aux toilettes ...". (témoignage de Nima Tsamchoe, 19 ans)
Sonam Dolkar, une Tibétaine qui était détenue parce qu'elle était soupçonnée d'être indépendantiste, fut gardée au cachot pendant 300 jours, sans acte d'accusation ni jugement. Elle fut enchaînée tout au long de sa détention et ne fut jamais autorisée à quitter sa cellule. Elle fut torturée chaque jour pendant six mois. Les fils électriques qu'on lui appliquait sur le corps provoquaient des convulsions si fortes qu'elle en perdait conscience. Elle montre aux intervieweurs une large cicatrice sur sa poitrine et précise que celle-ci avait été causée par la botte d'un garde qui lui donnait des coups de pieds. (http://www.tibetdefense.net/index.php?option=com_content&task=view&id=79&Itemid=39)
Les sponsors des JO de Pékin

"Pour un monde meilleur" (STALINE)

Pour voir d'autres photos des Tibétains tués ces derniers jours : http://www.tchrd.org/press/2008/pr20080318c.html
Le boycott des JO de Pékin
Concernant le boycott des JO de Pékin, je viens d'adresser le courrier suivant à M. Jacques Rogge, président du CIO, en date du 18 mars 2008.
"Bonjour Monsieur,
Je me permets de vous écrire car je suis extrêmement préoccupée par la situation au Tibet depuis plusieurs jours.
Faisant suite aux évènements qui ont fait de nombreux morts sans parler des personnes blessées et arrêtées, vous avez récemment déclaré "nous estimons que le boycottage ne résout rien. Au contraire. Cela pénalise des athlètes innocents".
Certes des athlètes innocents risquent de s’être entraînés pour rien en cas de boycott, certes ils ne pourront pas rapporter de médailles ni se faire acclamer par leurs admirateurs reconnaissants. Mais en mourront-ils ? Seront-ils opprimés ? Risquent-ils la torture, l’emprisonnement à vie, le tabassage à mort ? Non, tout au plus risquent-ils d’être déçus. Rien de plus ne leur sera infligé qu’un coup dur pour leur ego.
La préservation de leur gloire personnelle et éphémère (combien de noms avons-nous retenus des anciens athlètes ?) doit-elle justifier le massacre ordonné de centaines de Tibétains ? Quand je dis des centaines… il reste encore 5 mois, M. Hu Jintao et « sa clique » peuvent encore en tuer des milliers d’autres. Pour mémoire, le génocide perpétré par les Chinois depuis des années a fait 1 200 000 morts. Une paille pour ainsi dire.
Par ailleurs l’une des conditions pour l’acceptation du choix de Pékin portait notamment sur leurs progrès en matière de droits de l’Homme, est-ce que le contrat ne devient pas caduc dans ces circonstances ?
Le boycott des JO ne serait pas vain, il serait au contraire un coup de poing sur la table pour dire à la Chine qu’elle ne peut pas faire impunément tout ce qu’elle veut, qu’il y a des règles à respecter et que l’irrespect de ces règles entraine forcément des conséquences et qu’elle devra à l’avenir rendre des comptes. C’est une leçon de morale qu’on ne peut pas ignorer, ne pas la faire c’est laisser faire. Le message si on laisse les JO avoir lieu en serait désastreux pour tous les innocents (bien plus nombreux que les sportifs, y compris en Chine même puisque de nombreux Chinois ont purement et simplement été jetés à la rue pour la construction d’édifices pharaoniques) qui dérangent le régime chinois et qui se trouveraient dès lors donnés en pâture à des gens assoiffés de pouvoir et de sang. N’oublions pas que M. Hu Jintao est justement surnommé « le boucher de Lhassa ». Un boucher qui fait couler le sang depuis des années et que le monde entier laisse faire avec une complaisance douteuse au prétexte qu’on ne peut empêcher des coureurs innocents de courir et des nageurs innocents de nager.
Que dire de tous ces gens sans conscience, organisateurs, sportifs, spectateurs qui se délectent déjà du spectacle à venir, une victoire par ci, un podium par là… Qu’elles seront sublimes ces victoires une fois qu’on aura caché les morts sous le tapis !
L’esprit olympique est totalement et honteusement bafoué et la mémoire de M. de Coubertin résolument salie, accorder les jeux à Pékin allaient à l’encontre des valeurs olympiques de paix et de respect, de trêve entre des peuples pas forcément amis. Là pas de trêve, juste une répression prévue, organisée et tolérée.
Quels sont vos critères de choix pour une ville olympique en dehors du degré de confort de l’hôtel accueillant les membres du comité, du monnayage de quelques avantages en nature pour ces messieurs et dames du CIO ? Peu importe les droits de l’Homme quand les victimes ne font pas partie de notre famille. Après tout, tous ces gens tués on ne les connaissait pas… et puis c’est des étrangers, ils ne sont pas comme nous, ils peuvent mourir, on ne va quand même pas s’en préoccuper… la piscine est à combien de pas de ma suite vous dites ? C’est 20 pas de moins qu’en Turquie, c’est parfait, c’est donc Pékin qui gagne le concours. Est-ce que ce n’est pas à partir de ces critères que votre choix se porte sur une ville plutôt que sur une autre ?
Dans quelques années, les athlètes prendront leur retraite, oubliés de presque tous, sortant de temps à autre un petit bout de métal rond d’une boite soigneusement enfermée dans une vitrine à souvenirs et fièrement exhumée en guise de preuve de l’exploit « j’ai remporté le 200m à Pékin en 2008, c’était merveilleux ! ». Combien de morts pour cette petite médaille ? Combien de litres de sang répandus pour une victoire dont tout le monde se moquera éperdument en dehors du cercle familial du vainqueur ?
Est-ce que tout cela est vraiment raisonnable ? Est-ce que vous pensez sincèrement que ça en vaut la peine ? Est-ce que « l’innocence » et l’aboutissement du difficile entrainement de quelques athlètes justifie qu’on tue pour eux ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit monsieur, on tue des gens pour que vos athlètes se pavanent sur des podiums. M. Rogge, comment supportez-vous d’être complice de ces horreurs, de ces assassinats froidement perpétrés au nom de la beauté du sport, de ces tabassages, de ces expulsions massives ? Quelle image souhaitez-vous montrer au monde, à vos enfants, à mes enfants à qui j’essaie d’enseigner le respect de l’autre ? Le souvenir de votre nom sera définitivement lié à ces massacres. Et il reste encore 5 mois, combien de morts encore pour agir ?
Je n’aimerais pas être à votre place, je préfère continuer à manifester dans les rues et je le ferai jusqu’au mois d’août en priant pour que les sportifs aient l’intelligence et les c… de manifester à leur tour leur soutien aux Tibétains devant le président chinois et vous-même soit en brandissant des drapeaux ou des pancartes soit en refusant finalement de concourir.
Les Tibétains ne sont pas moins innocents que les sportifs, monsieur, la différence c’est que eux on les tue pendant que vos sportifs continuent de vaquer à leurs occupations et y retourneront une fois les jeux terminés. Autant dire que tout ira bien.
Vive le sport… et surtout n’oubliez pas le lâcher des colombes, ce serait dommage.
Merci de m’avoir lue jusqu’au bout."
L'adresse électronique de M. Rogge est : jacques.rogge@ioc.olympic.org
Si vous voulez vous inspirer de ce courrier pour lui écrire ou même le reprendre en totalité, n'hésitez surtout pas.
Et si vous voulez signer la pétition pour dire non aux JO, cliquez là : ://cobop.free.fr
JO de Pékin : l'UE veut que ses athlètes évitent le sujet des droits de l'homme
L'union européenne souhaite que les athlètes des pays membres évitent de parler des droits de l'homme et d'autres sujets politiquement sensibles lors des Jeux Olympiques de Pékin.
"Le sport est trop important. Il est trop important pour être utilisé politiquement", a déclaré le ministre slovène des Sports Milan Zver jeudi à l'Associated Press. La Slovénie occupe la présidence de l'Union européenne depuis le 1er janvier et pour six mois.
Le Comité olympique britannique avait exprimé les mêmes souhaits la semaine dernière avant d'atténuer ses propos. D'autres comités olympiques nationaux ont également demandé à leurs athlètes de ne pas parler de ces sujets pendant les JO de Pékin.
Les règles du Comité international olympique (CIO) interdisent aux sportifs engagés aux JO de parler politique à l'intérieur des sites olympiques, mais ils peuvent le faire à l'extérieur.
Pour Zver, ce rôle incombe aux politiciens et aux patrons de multinationales et non aux sportifs. "C'est à nous, les politiciens, de parler de ça (des droits de l'homme)".
"Toutes les grandes entreprises d'Europe et des Etats-Unis essaient de s'implanter en Chine pour profiter de son développement économique", a déclaré Zver. "Eux devraient dire quelque chose, pas les athlètes".
Les échanges commerciaux entre la Chine et les 27 ont atteint 254 milliards d'euros en 2006 et l'Europe est le premier importateur de produits chinois.
Zver estime qu'évoquer les droits de l'homme à Pékin aurait un effet contre-productif sur le pouvoir chinois. "Ils ont besoin de temps. Il faut leur accorder et ne pas utiliser le sport comme un instrument politique".
Le député conservateur britannique Edward McMillan-Scoot a appelé devant le Parlement européen au boycott des JO de Pékin, affirmant que la capitale chinoise "(n'était) pas un hôte approprié" en raison des camps de travail et de la répression qui s'exerce sur les dissidents en Chine. "Le monde civilisé et ses leaders devraient boycotter Pékin", a dit LcMillan-Scoot.
Zver prône une approche diplomatique et estime qu'un tel boycott, comme lors des Jeux olympiques de Moscou en 1980, n'aurait aucun effet sur la politique de Pékin. "L'approche pragmatique est bien plus efficace qu'un quelconque boycott".
Les Jeux olympiques de Pékin ont lieu du 8 au 24 août. AP
Je vous laisse méditer sur le fait qu'il ne faut pas parler des droits de l'Homme parce que le sport est trop important ... sans commentaire.
Les pays occidentaux ont besoin de commercer avec la Chine et c'est la raison pour laquelle ils se refusent à aborder le délicat sujet des droits de l'Homme avec la Chine et à refuser le boycott des jeux. Or s'il est vrai que le boycott de quelques pays entraîneraient des mesures de rétorsion de la part de M. Jintao, un boycott général (UE, Etats-Unis, Afrique, Asie... je ne parle pas de la Russie bien sûr...) serait forcément efficace car si le monde occidental a besoin de la Chine, l'inverse est vraie : la Chine a besoin du reste du monde pour exister. Sans l'occident elle mourra. Il est bien connu que l'union fait la force, ça n'a jamais été aussi vrai que maintenant. Ce n'est pas quelques pays qui doivent boycotter mais TOUS, les représailles seront alors impossibles tant pour le commerce que pour le peuple opprimé du Tibet, du Turkestan et aussi de Chine puisque devenant alors en position de force, nous pourrons alors obtenir des garanties sérieuses pour que les droits soient respectés.
Colonisation et génocide d'un peuple


Tout d'abord, ce tableau qui recense les victimes de la colonisation chinoise entre 1949 et 1979. Les chiffres continuent d'augmenter dans l'indifférence générale des pays occidentaux...
C'est un sixième de la population tibétaine qui a été décimée. Les Tibétains sont aujourd’hui minoritaires dans leur propre pays.
Mais faisons un petit retour en arrière…
En 1949 la Chine envahit le Tibet. En 1951 l’armée chinoise occupe la capitale Lhassa et accentue sa politique répressive déjà bien engagée. Le Dalaï Lama, alors âgé de 15 ans, lance un appel à l’aide aux Nations Unis en vain. Durant plusieurs années les Tibétains résignés subissent le joug chinois dans l’attente d’une aide extérieure. Le gouvernement chinois impose au Tibet un « Accord en 17 points pour la libération pacifique du Tibet » qui fait croire aux Tibétains que leur gouvernement ne sera pas remis en question mais qui en réalité stipule l’intégration du Tibet à la Chine. Cet accord signé sous la contrainte n’a aucune validité sur le plan international mais la présence de 40 000 soldats chinois, l’occupation du pays et la menace de rayer le Tibet de la carte ne laisse guère de choix au gouvernement tibétain. Pour parer à toute velléité d’opposition une répression se met en place avec la destruction des bâtiments religieux, l’arrestation de Tibétains dont de nombreux moines. Le but inavoué de la Chine est d’avoir la mainmise sur les richesses du plateau tibétain et de s’assurer d’une protection géographique face à l’Inde et à l’URSS tout en contrôlant la région himalayenne.
Le 10 mars 1959 les Tibétains pressentant une menace pour leur chef spirituel se soulèvent en masse pour le protéger. Lhassa est alors mise à feu et à sang avec un total de 87 000 morts du côté tibétain. Une semaine plus tard le Dalaï Lama contraint à l’exil quitte sa résidence du Potala pour se rendre en Inde.
Le Tibet est dès lors réduit à la moitié de sa superficie, l’une étant intégrée dans les provinces chinoises voisines et l’autre dénommée par les autorités chinoises « région autonome du Tibet ».
Depuis le soulèvement en 1959 le Dalaï Lama vit en Inde où il a recréé un gouvernement en exil, un parlement et une constitution démocratique tandis que les Tibétains restés au Tibet continuent de subir la répression chinoise avec la violation constante des droits de l’Homme, la persécution religieuse et culturelle. La seule détention d’une photo du Dalaï Lama est passible de prison.
Plus de 1 200 000 Tibétains sont morts depuis l'invasion chinoise mais ce peuple courageux garde la volonté de résister avec toujours cet espoir de reconquérir son indépendance.
Le bilan de l’occupation chinoise…
Dans son rapport de 1997 la Commission Internationale de Juristes stipule que « les violations des droits de l’Homme et attaques contre la culture tibétaine sont enracinées dans le déni du droit le plus fondamental du peuple tibétain – le droit à l’autodétermination. C’est dans le but d’asseoir une domination étrangère et impopulaire que la Chine s’est engagée à supprimer la dissidence nationaliste tibétaine et à neutraliser la culture tibétaine. C’est dans le but de coloniser des sujets contre leur volonté que la Chine a encouragé et facilité l’installation de Chinois à l’intérieur du Tibet, où ils ont la haute main sur la politique, la sécurité et l’économie ».
Le démembrement du Tibet qui a été amputé des deux tiers
La mort de 1 200 000 morts tibétains.
La détention arbitraire de nombreux tibétains dans des camps où il est d’usage de pratiquer la torture et les exécutions sur la population et les religieux.
Les droits individuels bafoués : la distribution de tracts, les manifestations pacifistes, le fait de brandir un drapeau tibétain, de porter un portrait du Panchen Lama ou du Dalaï Lama et de communiquer avec des étrangers constituent des crimes aux yeux des Chinois.
La discrimination et la xénophobie à l’égard des Tibétains à qui les Chinois refusent l’accès aux soins, à l’éducation et au logement.
Les transferts de population avec l'implantation massive de colons chinois (et encore davantage avec la mise en activité de la nouvelle ligne ferroviaire reliant Lhassa à Pékin) appâtés par les primes à l'installation. La population tibétaine aujourd'hui minoritaire au Tibet en subit les conséquences culturelles, économiques, démographiques, environnementales et sanitaires. Le Tibet a vu se développer avec l’immigration chinoise des réseaux de prostitution de plus en plus nombreux.
Une politique de contrôle des naissances avec la stérilisation forcée des femmes tibétaines, l’obligation d’avorter (jusqu’au 9e mois de grossesse) et les meurtres de nouveau-nés par injection létale à la naissance.
L’éradication de la culture avec la destruction de plus de 6 000 monastères dont la plupart étaient très anciens, le pillage et la disparition d’objets à la valeur inestimable, le rasage de nombreuses habitations, les pressions pour favoriser la langue chinoise, le déni de l’histoire du Tibet, les persécutions et les meurtres de religieux.
L’emprisonnement du jeune Panchen Lama à l’âge de 6 ans. Il est le plus jeune prisonnier du monde.
La militarisation du pays avec des centaines de milliers de militaires sur place, des bases de lancement de missiles nucléaires, des essais de tirs avec les conséquences que l’on devine.
La surexploitation anarchique des ressources naturelles du pays et leur exportation vers la Chine ou vers d’autres pays et qui ne profitent qu’aux Chinois qui en ont pris possession avec pour conséquence la disparition de la faune et de la flore, l’érosion et la désertification, sans parler du mode de vie nomade de certaines populations lui aussi compromis.
La pollution irréversible du sous-sol avec l’enfouissement de déchets toxiques et radioactifs chinois mais aussi occidentaux.
Des larmes sur le toit du monde
La nouvelle ligne ferroviaire Pékin-Lhassa menace l'héritage culturel du Tibet (de Richard Gere)
La voilà terminée, la ligne ferroviaire située à l'endroit le plus élevé du monde. Pékin-Lhassa, c'est une performance en ingénierie à couper le souffle et qui témoigne de la grandeur de la Chine. Cependant, en même temps cette ligne représente la plus grande menace envers la survie de l'identité unique religieuse, culturelle et linguistique tibétaine. Ou encore, comme l'exprima un bouddhiste tibétain connu qui mourut après de longues années d'incarcération par les Chinois: Le chemin de fer entraînerait "une période de misère et d'obscurité" pour le Tibet.
Le chemin de fer sur le "Toit du monde" entraînera une militarisation encore plus poussée de la région, il accélérera davantage l'exploitation déjà épouvantable des ressources du Tibet et fera augmenter le nombre d'immigrants chinois - tout en marginalisant davantage le peuple tibétain. Dans la capitale de Lhassa, à l'heure actuelle, les Tibétains constituent déjà une minorité.
Après l'invasion chinoise en 1949/1950, des milliers de couvents bouddhistes furent détruits, des centaines de milliers de Tibétains moururent. De nos jours, l'oppression est devenue plus subtile. Quelques couvents furent reconstruits - la plupart servant d'objets exposés pour le nombre croissant de touristes visitant le pays. Il est cependant devenu impossible pour les Tibétains de bénéficier d'une formation religieuse adéquate. Rien que de posséder une image du Dalaï-Lama constitue déjà un fait punissable.
Un vieux nomade m'a raconté les problèmes de ses fils qui ne trouvent travail ni dans les minières locales, qui n'emploient que des Chinois, ni dans les magasins, qui ne vendent que des marchandises chinoises. Le bétail avait déjà été saisi à sa famille par les autorités, les nomades au Tibet devant être domiciliés de façon stable. Le vieil homme me dit: "Ils m'ont arraché mes terres d'en dessous de mes pieds". Dépourvues de terres héréditaires et sans religion, des cultures disparaissent. Est-ce cela que veulent les Chinois en vérité?
La ligne ferroviaire du Tibet a coûté quatre millions de dollars et fait partie du plan d'infrastructure chinois "Le grand saut vers l'Ouest". En vérité, la construction fait plutôt référence à des intérêts stratégiques et politiques qui remontent aux années 40. En conséquence, les principaux profiteurs devraient en être les troupes d'occupation, les entreprises chinoises ainsi que les colons - tous sauf le peuple tibétain. Les Tibétains ne peuvent ni survivre dans l'économie dominée par les Chinois ni profiter du succès de ces derniers.
La nouvelle ligne entraîne également une oppression renforcée des droits politiques. Le nouveau dirigeant du PC, Zhang Qingli, a évoqué récemment le "combat à vie ou à mort" contre le Dalaï-Lama et ses fidèles. Il est décevant de voir qu'à un moment où tant de Chinois sont fiers des exploits techniques de leur pays, le gouvernement a recours à un langage qui semble être resté enfoncé dans la paranoïa de la révolution culturelle.
Le président chinois Hu Jintao a inauguré la ligne le 1er juillet dernier. Dans les années 80 il était chef du parti dans la région et à cette époque il fût responsable des tortures et d'arrestations en masse après l'introduction du droit de la guerre à Lhassa. Les Tibétains n'ont pas oublié son rôle d'oppresseur.
Le chef d'état Hu fût également responsable en personne de l'introduction de la politique de développement accéléré qui s'est avérée être un désastre pour autant de Tibétains. Cette politique se base sur le modèle des villes chinoises et ne prend aucun égard aux traditions tibétaines.
Hu pourrait réaliser un vrai "grand pas vers l'avant" ainsi que faire preuve de vraie bonne foi en accordant aux Tibétains, eux aussi, des possibilités de développement économique, en protégeant l'identité religieuse et culturelle tibétaine et en incluant le Dalaï-Lama dans les décisions concernant l'avenir du Tibet. Depuis 2002, il y a certes eu cinq entrevues entre Pékin et les émissaires du Dalaï-Lama - les premières après des décennies de stagnation -, cependant, il n'y a jamais eu de déclaration formelle de la part de la Chine à propos de l'identité culturelle du Tibet.
Le Tibet est riche en héritage culturel. Sa religion repose sur les principes de la sagesse et de la compassion, ainsi que sur le message de l'interdépendance et de l'absence de violence. Tout cela est profondément implanté dans le paysage du Tibet et dans les cœurs de son peuple. La survie de l'héritage bouddhiste dans son pays natal n'est pas seulement essentiel pour le peuple tibétain, mais pour le monde entier. L'éveil de la Chine en tant que grande puissance ne doit plus équivaloir à une destruction continue de l'héritage tibétain.
Source: Tagesspiegel, 6.8.2006
L'auteur est acteur et président de la campagne internationale pour le Tibet (www.savetibet.org).
Traduction française: Diane Meunier-Calzi (Les Amis du Tibet, Luxembourg)


















