25 octobre 2010

Univers-nature - Pour la libération de la semence et de l'humus

Président de l'association Kokopelli et auteur du manuel de production de semences dans le jardin familial "Les Semences de Kokopelli" (septembre 2003)

Univers-nature - Pouvez-vous nous dire ce qui vous a amené à la création de l'association Kokopelli ?

Dominique Guillet - Nous avons créé l'association Kokopelli en 1999, suite à la fermeture de Terre de Semences. Créée en 1994, Terre de semences était une société qui distribuait et produisait des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique, elle a été fermée suite à la menace de la répression des fraudes, venue par le ministre.

Il faut prendre conscience que la majorité des aliments que nous consommons sont issus de variétés qui sont inscrites sur l'un des catalogues nationaux de la communauté européenne et cela fait des dizaines d'années que ça dure. En 1961, il y a eu une convention, qui s'appelle la convention de Paris, elle a créé l'UIPOVE (Union internationale pour la protection des obtentions végétales). Ainsi, à cette date, les multinationales qui c'étaient créées un cadre juridique ont accaparé ou acheté tous les semenciers de l'hémisphère nord : à savoir un bon milliers de semenciers en l'espace de 30 ans. Ce qui fait qu'aujourd'hui nous avons une dizaine de multinationales qui contrôlent 50% de la semence planétaire et 60% de l'agrochimie.
Pour ces 10 multinationales, les fusions actuelles nous donnent DuPont, Monsanto, Singenta, et Limagrain. Ainsi, en fait la majorité des variétés qui étaient soit produites, soit distribuées par Terre de Semences étaient dans la stricte illégalité dans la mesure où elles étaient des anciennes variétés non-inscrites sur le catalogue.
Depuis 1941, quand on fait le bilan de ce qui existe dans les catalogues nationaux, on s'aperçoit qu'il existe avant tout des hybrides F1. Un hybride F1, par définition, c'est une variété qui génère un marché captif, puisque étant soit stérile, soit dégénérescent, vous ne pouvez pas reproduire les semences conformément au type de votre hybride F1 de départ.

A partir du moment où Terre de Semences a été un peu trop connu et distribué par certaines jardineries, la pression c'est fait sentir, mais surtoutn, Terre de Semences a refusé de rentrer dans le cadre d'un décret mis en place fin 1997 et qui instituait la création d'un catalogue pour variété amateur. Hors, pour inscrire nos variétés dans ce catalogue, il fallait payer un demi-droit qui était de l'ordre de 1450 FF par variété, il fallait prouver que nos variétés étaient âgées de plus de 20 ans, il fallait prouver qu'elles soient DHS (détermination à l'homogénéité et la stabilité), donc tout un tas de paramètres dans lesquels Terre de Semences ne voulait pas s'engager car, premièrement on n'avait pas d'argent et deuxièment, tout ce qui est fixisme on y croit pas du tout, la vie étant avant tout évolution. Terre de Semences a donc refusé de s'incrire dans ce cadre juridique mis en place par le Ministère de l'agriculture à la fin de l'année 1997, et en 1999 on a fermé Terre de Semences sous la pression et nous avons créé l'association Kokopelli pour reprendre un peu le flambeau de Terre de Semences, tout en sachant que toutes les variétés que nous avons aujourd'hui sont encore dans la quasi-illégalité.


Semence Bio interdite en France à coup de procès

Univers-nature - Donc pour bien préciser les choses, aucune semence non-inscrite au catalogue officiel ne peut être commercialisé officiellement ?

Dominique Guillet - Prenons l'exemple des tomates. Il y a à peu près 87% d'hybrides F1, 11% de variétés fixées sous obtention végétale, et il ne reste que 2% de variétés du domaine public. Donc cela veut dire que 98% des tomates sont sous brevet, ainsi un semencier, dans la main d'une multinationale, va tout simplement payer pour l'inscrire au catalogue officiel et payer une seconde fois pour la protéger avec un brevet durant 20-25 ans.
Le but de notre association est donc de collecter un maximum de ressources génétiques qui viennent de la planète et de les remettre à la disposition du jardinier. On est en fait une banque de semences vivantes et pour nous, alors que nous fonctionnons sans aucune subvention, il est hors de question de payer pour avoir le droit de protéger un héritage de la planète, certaines variétés existant depuis des centaines d'années.
On nous rétorque souvent que tous ces cadres juridiques sont là pour la protection du consommateur, or, d'un point de vue pratique ça fait plus de 10 ans que l'on fait ce travail et si les consommateurs n'étaient pas heureux de nos semences et de la saveurs de nos anciennes variétés, ils ne reviendraient pas, hors ils reviennent tous les ans nous acheter des semences. En outre, dans nos clients depuis 7-8 ans nous avons la mairie de Paris, de Poitiers, le Conseil Général de la Guadeloupe, le château de Versailles, le parc du Luberon, bref tout un tas de collectivités qui nous payent par mandat administratif, simplement parce qu'ils apprécient énormément la qualité des semences et des variétés que l'on met à leur disposition.

Univers-nature - C'est assez révélateur...

Effectivement c'est assez révélateur d'un certain état skizofrénique de notre société !

Univers-nature - Si l'on se fait l'avocat du diable, n'avez vous pas l'impression de tourner le dos au progrès, de nier l'avenir, ne menez vous pas un combat d'arrière garde quelque part ??

Dominique Guillet - Il est évident que l'on ne va pas dire qu'une variété est superbe parce qu'elle est ancienne, ce que l'on veut dire c'est qu'un environnement est perpétuellement en évolution et que si les milliards et les milliards de dollars que l'on a mis dans la recherche sur les hybrides F1 depuis 1925, ou sur les OGM depuis une vingtaine d'années, on les avait mis dans l'amélioration et la sélection des anciennes variétés, où en serait-on en ce moment ?? c'est la question et c'est nous qui la posons !

Univers-nature - Les arguments des agro-semenciers sont, entre autre, la nécessité de nourrir la planète, que les anciennes variétés ne sont pas adaptées à la lutte contre certains parasites et qu'elles ne sont pas assez productives, que répondez-vous à cela ?

Dominique Guillet - Oh, c'est un vaste débat. Nous avons passé un an et demi en Inde pour lancer un centre de ressources génétiques, soit une banque de semences au service de la paysannerie indienne, et on a bien vu ce qui se passait là-bas. En Inde, il existait de 100 à 200 000 variétés de riz avant la révolution verte et après celle-ci, il n'en reste que 50 !
En fait la biodiversité a été totalement éradiquée, toutes les variétés de riz qui étaient adaptées à des terroirs bien précis ont été totalement éradiquées, le tout accompagné d'une destruction du milieu social, destruction du rôle de la femme dans la société indienne, pollution effrénée des nappes phréatiques, de l'air, du sol, etc. Quarante ans de révolution verte, un désastre total !
Et maintenant, les multinationales réattaquent avec une seconde révolution verte, à savoir la révolution des biotechnologies et ce que l'on appelle les OGM. On voit bien ce qu'a donné l'introduction de 3 variétés de coton transgénétique, un désastre total. Depuis quelques années on sait que de 15 à 20000 paysans ce sont suicidés, souvent collectivement, sur les places de villages indiens parce qu'ils étaient complètement ruinés. Quand un paysan en Inde est ruiné, que fait-il ? ou il se suicide, ou bien il part en bidonville, ou il vend sa terre à la banque ou, entre autre à Cargill, qui contrôle 70% des farines planétaires. On voit bien à quoi a mené l'agriculture moderne dans les pays du tiers-monde, ainsi que la révolution verte : à rien du tout !

http://www.univers-nature.com/interviews/kokopelli-1.html

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14 octobre 2010

CAMEROUN: SOMDIAA SUCRE LES DROITS

Dans la Haute-Sanaga, au centre du Cameroun, les conditions de vie se dégradent aussi vite que l’entreprise sucrière Sosucam se développe. En 2006, celle-ci a signé un contrat avec le gouvernement portant de 10 000 à 20 000 hectares la superficie de terre qu’elle exploite. Or cette extension se fait aux dépens des communautés rurales qui voient leur sécurité alimentaire menacée. De plus, les conditions de travail dans les plantations sont indignes et dangereuses. La Sosucam appartient pourtant à la Somdiaa, géant français de l’agroalimentaire dirigé par Alexandre Vilgrain qui s’enorgueillit d’être à la pointe en termes de responsabilité sociale. Une association camerounaise, le CODEN, se mobilise pour les droits des populations. Aidez-nous à soutenir son action !

« D’abord ils nous ont pris nos terres, sans nous demander. Les parcelles qui nous restent ne suffisent pas à nourrir nos familles et nos récoltes sont altérées par l’utilisation déraisonnée d’herbicides dans les plantations. Même l’élevage est désormais interdit par la Sosucam. Il ne nous reste souvent plus qu’à aller travailler dans les champs en tant qu’ouvrier agricole, pour gagner des salaires de misère… » témoigne Michel Essindi, paysan et membre du Comité de développement de la région de Ndo (CODEN).

En 1965, la Sosucam a signé avec le gouvernement un bail emphytéotique de 99 ans pour développer ses activités sur 10 058 hectares. Ce contrat prévoyait des indemnités, en lien avec les transactions de terres, qui n’ont jamais été versées. En 2006, un second bail a ajouté 11 980 hectares à la surface que l’entreprise exploite depuis 45 ans pour la production et la transformation de la canne à sucre. Cette fois-ci, la Sosucam verse bien une indemnité annuelle aux communautés affectées, mais de seulement 2 062 985 francs CFA (3 145 €) soit l’équivalent de 5 € par famille et par an… Une somme qui est loin de compenser l’impact réel des activités de la Sosucam sur les populations.

Sécurité alimentaire menacée

Les deux contrats de la Sosucam, validés sans l’aval des communautés locales, concernent environ 6 000 personnes. Les terres les plus fertiles, autrefois destinées aux cultures vivrières, leur sont désormais inaccessibles. La pollution de l’air, du sol et de l’eau, générée par le traitement et la transformation de la canne à sucre, fait pourrir les cultures en terre ce qui réduit l’approvisionnement des marchés locaux. La direction de l’entreprise empêche également l’élevage traditionnel sur toute la superficie qu’elle exploite. « Afin de compenser ce manque à gagner, nous soutenions le développement de cultures de rente telles que le café et le cacao, mais l’extension actuelle de la Sosucam menace à nouveau de tout détruire » ajoute Yves Zoa, secrétaire général du CODEN. Les conséquences des activités de la compagnie sont donc catastrophiques et son emprise semble totale sur la région. Elle s’étend jusqu’ aux villes, parfois menacées de pénurie alimentaire en raison des nombreux barrages auxquels sont confrontés les transporteurs sur les routes qui traversent les plantations.

Au final, cette exploitation de plus de 20 000 hectares est emblématique du phénomène mondial d’accaparement de terres dans lequel l’agrobusiness menace la sécurité alimentaire des populations locales et dont les femmes, qui jouent un rôle central dans l’agriculture familiale et paysanne des pays du Sud, sont les premières à pâtir.

Pollution et conditions de travail dangereuses

Cette menace sur la sécurité alimentaire pourrait être nuancée par la création d’emplois rémunérateurs. Mais selon le CODEN, seuls 4 % des employés de la Sosucam sont d’ancien-ne-s paysan-ne-s qui ont perdu leurs terres. En tant que travailleur-seuses dans les plantations, ils et elles ne gagnent pas suffisamment pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Quant aux jeunes issus des communautés, ils ne peuvent accéder aux postes à responsabilité créés par l’entreprise, même lorsque leur qualification le leur permettrait. De plus, salarié-e-s et villageoi-se-s subissent les conséquences environnementales des activités de production et de transformation. Les femmes sont particulièrement touchées car elles manipulent des produits phytosanitaires dangereux qui réduisent leur fertilité. « La retombée des cendres due aux brûlis de la canne provoque des maladies respiratoires et ophtalmologiques chez nos enfants » ajoute Josephine Ndzié, ouvrière à la Sosucam et membre du CODEN. Or le centre de soins de l’entreprise, avec les moyens dont il dispose aujourd’hui, n’est pas en mesure de garantir les soins appropriés aux personnes affectées.

La Somdiaa doit agir

« Nous ne sommes pas seulement responsables de nos produits, mais également des conditions dans lesquelles ils sont produits. Les valeurs humaines constituent le fondement de notre Groupe » peut-on lire sur le site Internet de la Somdiaa [1] société mère de la Sosucam. Dirigé par la famille Vilgrain depuis 1947, ce groupe n’a cessé de s’étendre en s’implantant d’abord au Congo, puis tour à tour dans de nombreux pays tels que le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire… Son PDG actuel, Alexandre Vilgrain, ne devrait pas ignorer les problèmes d’accaparement de terres puisqu’il a récemment participé aux travaux du Centre d’analyse stratégique français dans le cadre de son rapport sur ce phénomène [2].
Suite à l’échec des négociations avec sa filiale camerounaise et avec les autorités politiques du pays, c’est le groupe français que le CODEN a décidé d’interpeler pour faire respecter les droits des populations. Afin de se faire entendre, il en appelle à la solidarité internationale : écrivez à Alexandre Vilgrain, Président directeur général de la Somdiaa !

[1] cf. http://www.somdiaa.com/ 

[2] Centre d’analyse stratégique, Les cessions d’actifs agricoles à des investisseurs étrangers dans les pays en développement, mission dirigée par Michel Clavé, juin 2010.

http://www.peuples-solidaires.org/341-cameroun-somdiaa-sucre-les-droits/

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12 octobre 2010

Dubaï : née dans un hôtel, elle est invitée à vie

 

Partie trop tard à l'hôpital, une jeune russe a dû accoucher dans le hall de son hôtel à Dubaï. Emu, le gérant de l'établissement a invité le nouveau-né à vie.

Si l'on ne choisi le lieu de notre naissance, certains peuvent donner plus d'avantages que d'autres. Ainsi, à Dubaï, une jeune femme russe, a dû accoucher dans le hall de son hôtel. Enceinte de huit mois, elle n'a pas eu le temps d'être prise en charge par les secours, ni de se rendre par ses propres moyens à l'hôpital le plus proche.Conséquence, c'est le personnel de l'hôtel 4 étoiles qui a donc dû l'aider à donner naissance à une petite fille. Très ému par la situation et le fait qu'un bébé naisse dans son établissement, Mohammed Arshad Shah, le patron du palace, a promis que la fillette pourrait revenir gratuitement, et ce tout au long de sa vie, dans son hôtel.

http://fr.voyage.yahoo.com/p-promotions-3359984

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11 octobre 2010

Inceste familial chez les De Villiers

Le refoulement de la sexualité entraîne des perversions...

Laurent de Villiers, 26 ans et négociant en vin aux États-Unis (où il vit avec sa femme et leur fillette de 2 ans), détenait un terrible secret et n'a pas pu garder le silence.

C'est en 2006 que le plus jeune fils de l'homme politique Philippe de Villiers, a porté plainte une première fois contre son frère Guillaume, de six ans son aîné, pour des viols répétés survenus entre janvier 1995 et décembre 1996 dans la résidence familiale en Vendée.

Alors que son agresseur est passible des assises, Laurent - qui s'était pour un temps désisté de sa constitution de partie civile, en mai 2007 suite à des excuses familiales qu'il croyait sincères - revient sur cette scabreuse affaire (que nous vous avions détaillée ici) dans les colonnes de VSD, en kiosques jeudi 14 octobre. Il attend la décision de la cour d'appel pour savoir si son frère sera bien renvoyé devant les assises pour viol, comme demandé par le juge d'instruction.

Y'a-t-il une relation de cause à effet avec la décision de Philippe de Villiers de démissionner du conseil général de Vendée qu'il préside depuis 22 ans ? "A la suite d'une décision mûrement réfléchie, je m'en vais. A la date du 31 octobre, je quitte la présidence du conseil général et le conseil général", avait-il écrit à la fin du mois de septembre sans autre commentaire.
C'est avec courage et sincérité que Laurent de Villiers. s'est exprimé, notamment sur le contexte dans lequel il a grandi. "Dans une fratrie de sept enfants élevés dans un milieu catholique traditionnel imprégné de culture royaliste", avec "un père incapable de faire la loi à la maison. C'est ma mère qui faisait régner l'ordre, voire la terreur", a-t-il confié.

A propos du rapport à la sexualité chez les Villiers, il a expliqué : "C'est sale et péché. Un jour ma mère a découvert un petit mot sur lequel j'avais écrit : 'Géraldine, tu es belle, je t'aime.' Elle m'a alors cité les propos de saint Thomas : 'La femme est le premier instrument du diable.' Et mon père m'a convoqué pour me dire que j'étais un 'hooligan'. J'avais 12 ans."

Celui qui se décrit comme ayant été un enfant "gai", "clown", et considéré comme le "chouchou", a raconté avec clarté comment Guillaume en était venu à commettre l'impensable. C'est à la suite du visionnage d'un film pornographique qu'il l'aurait "entraîné de force dans des jeux érotiques, incestueux".

Après avoir subi des attouchements qu'il n'osait pas refuser par peur de se faire violenter, Laurent a dévoilé que Guillaume lui avait demandé d'aller plus loin au bout d'une année : "J'étais devenu sa poupée. Après chaque viol, j'allais vomir. Ça a duré jusqu'au début 1997."

Alors qu'il a parlé pour la première fois de ces sévices à l'âge de 16 ans (à sa mère, qui était déjà au courant par Guillaume), Philippe de Villiers a quant à lui refusé de dialoguer lorsqu'il a évoqué l'affaire en 2006. "En fait, pour mes parents, c'était : 'Tais-toi et pardonne à ton frère. Il ne faut pas que cette histoire sorte de la famille.'"

Alors qu'il s'est rendu compte il y a trois ans qu'il avait été "trahi et manipulé", il pointe du doigt son père, leader du MPF (Mouvement pour la France). "Il voulait que je dise au juge que je n'étais qu'un menteur, que cette histoire de viol ne s'était jamais produite et que j'avais tout inventé uniquement dans le but de nuire à sa carrière ! J'ai alors compris que Philippe de Villiers n'était pas un vrai papa."

http://www.purepeople.com/article/le-fils-de-villiers-abuse-par-son-frere-apres-chaque-viol-j-allais-vomir_a65787/1

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Nobel de la paix: le dalaï lama critique la réaction de Pékin

Le gouvernement chinois «n'apprécie absolument aucune opinion différente», a déclaré le dalaï lama, lui-même honoré du Nobel de la paix en 1989.

Aller vers une société ouverte et transparente est «la seule solution pour sauver tout le peuple de Chine», mais certains «tenants d'une ligne dure» parmi les autorités sont bloqués dans une «façon de penser rétrograde», a ajouté le dalaï lama, cité par l'agence Kyodo.

Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au dissident chinois emprisonné Liu Xiaobo, un choix condamné par Pékin mais qui a relancé à travers le monde les appels en faveur de sa libération.

Selon la Chine, le choix du comité Nobel norvégien est contraire aux principes du prix Nobel. «Liu Xiaobo est un criminel condamné par le système judiciaire chinois parce qu'il a enfreint les lois chinoises», a estimé Pékin.

C'est la première fois qu'un Chinois résidant en Chine (hormis Hong-Kong) reçoit un Nobel, toutes catégories confondues.

Dès vendredi, le dalaï lama avait félicité Liu Xiaobo et demandé sa libération immédiate.

«La récompense du prix de la paix est la reconnaissance de la communauté internationale de voix grandissantes parmi le peuple chinois pour pousser la Chine vers des réformes politiques, juridiques et constitutionnelles», avait déclaré dans un communiqué le dalaï lama.

(Source AFP)

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En France, les très jeunes enfants apprennent l'arabe avec des enseignantes voilées

Dans un village alsacien, des enseignantes voilées viennent chaque semaine enseigner l'arabe aux jeunes élèves. 

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10 octobre 2010

En Grande Bretagne un policier musulman n'a pas à protéger un Juif

(la vidéo est en anglais)

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Prosélytisme religieux à l'école

Faisant suite à l'article "Prosélytisme dans les écoles en Europe et aux EU" (http://refairelemonde.canalblog.com/archives/2010/09/04/18431368.html), voici une lettre adressée au collège Jean CHARCOT suite au sujet de rédaction proposé par une enseignante intitulé "tu es un musulman qui entre dans la mosquée pour la prière. Décris ce que tu entends, ce que tu fais".

COLLEGE CHARCOT – 52 av de la Paix - 94260 Fresnes

Tél 01.46.68.65.74 - Fax 01 46 68 53 53 - http://www.charcotfresnes.ac-creteil.fr/spip.php?auteur5

   

Madame,

J’apprends avec stupéfaction et colère qu’une enseignante de votre collège a demandé à ses élèves de 5e le sujet de rédaction suivant « Tu es un musulman qui entre dans la mosquée pour la prière. Décris ce que tu entends, ce que tu fais ».

Aurait-il été envisageable de proposer le même sujet avec ce début « tu es un chrétien qui entre à l’église / … un juif qui entre dans une synagogue / un témoin de Jéhovah… » ? J’imagine que non, ces religions étant désormais dépassées.

Et quelqu’un a-t-il songé aux enfants athées ? Doivent-ils aussi se mettre dans la peau d’un croyant ? Est-il désormais obligatoire d’avoir la foi en un dieu ?

En tant qu’enseignants vous n’êtes pas sans savoir que la France est un pays laïc et que l’école doit plus que tout autre lieu être préservée de toute propagande politique et religieuse. Par ce sujet, cette enseignante bafoue d’une part la neutralité à laquelle elle est tenue par la loi et d’autre part fait preuve d’un prosélytisme plus que douteux envers la religion musulmane. En tant que parent d’élèves, en tant que citoyenne française, je suis scandalisée par ces méthodes dangereuses. Les enfants sont perméables à ce qu’ils entendent de la bouche des adultes et vous le savez parfaitement, cet endoctrinement insidieux qui ne dit pas son nom est un moyen détourné de leur faire passer des messages prosélytes dépassant très largement votre rôle d’éducateur.

Ce sujet douteux n’est pas un cours d’étude de l’histoire d’une religion mais il implique de se mettre dans la peau d’un croyant. C’est très grave. Et à l’heure où chacun sait que le prophète Mahomet était un pédophile notoire (il a mis dans son lit une petite fille de 9 ans), que les femmes dans l’islam sont considérées comme des êtres inférieurs que l’on peut violer à loisir et que de plus en plus d’individus en France et en Europe d’obédience musulmane appellent à la mort des juifs et des chrétiens, cela en dit long sur la religion à laquelle votre enseignante semble toute dévouée et sur la déliquescence de moins en moins discrète de l’enseignement de l’Education Nationale qui ferait mieux de maintenir son instruction sur l’Histoire de France au lieu de faire un prosélytisme nauséabond et dangereux.

Sachez que récemment des Français ont fait annuler une sortie à la mosquée parce qu’il était demandé à des petites filles de primaire de se voiler. Votre collège va désormais devenir aussi célèbre car les Français ne laisseront pas des individus, quels qu’ils soient, faire n’importe quoi avec leurs enfants. Je vais moi-même largement diffuser cette lettre avec vos coordonnées afin que chacun sache à quoi s’en tenir quant à ce qui se passe dans les salles de classe. Et sachez aussi que si mes propres enfants étaient scolarisés dans votre établissement je porterais plainte contre vous.

Faites correctement votre travail et cessez votre prosélytisme et votre lavage de cerveaux sur des enfants innocents.

                  

PLUS QUE JAMAIS NOUS DEVONS ETRE VIGILANTS !

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09 octobre 2010

Egypte : les manifestations contre l’Église se font de plus en plus menaçantes

 

Ces manifestations musulmanes contre l’Église qui ont lieu chaque vendredi après la prière, inquiètent de plus en plus les Coptes. Certains programmes de télévision calomnient l’Eglise et incitent les musulmans à la violence , en alléguant que les coptes amassent des armes venant d’Israël dans leur église (lire en anglais), ou que des femmes musulmanes sont enlevées et torturées à l’intérieur de l’église. 

alexandrie_coptes

Alexandrie : Des dizaines de salafistes ont organisé un manifestation devant la mosquée al-Qaid Ibrahim à Alexandrie après la prière du vendredi. La manifestation a été organisée pour demander la libération d’une femmes musulmanes qu’ils croient  détenue contre sa volonté à l’intérieur de l’église, et aussi pour le procès du père Bishoy, secrétaire du Saint Synode, pour ses commentaires mettant en doute l’authenticité du Coran (lire).

Cheikh Mahalawy, un éminent prédicateur salafiste, a mené la marche, lors de sa première apparition publique depuis 2006.

Il y avait une forte présence policière autour de la manifestation.

L’Eglise copte a exhorté le ministère des Awqafs - affaires religieuses - d’intervenir pour empêcher ces manifestations.

Les manifestants brandissaient des banderoles appelant à la destitution et la poursuite de tous ceux qui créent des tensions sectaires, ainsi qu’à la libération de tous les Coptes, qui tentent de quitter la foi et qui, selon eux, sont retenus contre leur gré.

Pendant ce temps un certain nombre d’évêques coptes ont exprimé leur tristesse vis à vis de ces manifestations où l’Eglise et le Pape [copte] Shenouda III sont régulièrement humiliés.

Père Bassanti, évêque de Helwan et Masaara, a demandé à la ministre des Awqaf Hamdy Zaqzouq d’interdire les manifestations, “en raison du danger pour l’unité nationale, et surtout parce que le Pape Shenouda a empêché les manifestations de coptes.”

Dans une déclaration à Al-Masry Al-Youm, le Père Bassanti a dit que dans le sermon du vendredi, [le cheikh] aurait pu évoquer  la déclaration conjointe du Grand Cheikh d’Al-Azhar et du Pape Shenouda, qui appelle à la coexistence pacifique et au respect mutuel des croyances .

Source : Almasry Al Youm Extrait traduit par Bivouac-id.

http://www.bivouac-id.com/2010/10/09/egypte-les-manifestations-contre-leglise-se-font-de-plus-en-plus-menacantes/

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08 octobre 2010

Pakistan : les talibans tuent les gens éduqués

Les talibans font régner la barbarie. Le gouvernement ne fait rien et tout le monde a peur. Les musulmans sont les premières victimes de la terreur islamique.

Le meurtre du Dr Khan dans le cadre de la guerre des talibans contre les gens éduqués, par Jane Perlez
Farooq Khan, médecin des pauvres, un érudit de l'islam et ami de l'Amérique, représentait tout ce que les extrémistes islamistes haïssent. Il y a une semaine, deux tueurs talibans, déguisés en vêtements ordinaires et arborant un rasage négligé plutôt qu’une barbe, ont gravi les marches menant au bureau du Dr Khan situé au deuxième étage et ils l’ont abattu à bout portant pendant qu’il déjeunait entre deux flots de patients.
L'exécution rapide et de sang froid du Dr Khan est le dernier meurtre dans ce qui ressemble à une campagne des talibans en vue d'éliminer, ou du moins réduire au silence, les musulmans éduqués du Pakistan qui dénoncent les militants, leur recours aux attentats-suicides et leurs appels au djihad mondial. Au moins six intellectuels et professeurs d'université musulmans ont été tués ou enlevés l'année dernière au Pakistan et dans chaque cas, ces crimes ont été suivis d’une petite mention dans les médias, de promesses d’enquête du gouvernement, puis d’un silence effrayé.
Ce scénario est tellement familier que plusieurs musulmans modérés, qui se plaignent que le gouvernement est devenu impuissant face aux extrémistes, ont dit que la mort du Dr Khan n’était pas une surprise.  [...]
La disparition de la pensée religieuse éclairée est un élément de plus, disent les modérés, dans la campagne à long terme menée par les talibans, aidés par Al-Qaïda, en vue de saper l’État.
«Le gouvernement n'a pas la volonté ou la capacité de faire grand chose. Il est irréaliste d'attendre qu’ils fassent  quelque chose», a déclaré Rahimullah Yusufzai, un journaliste et ami de longue date du Dr Khan. Comme tous ceux qui ont été assassinés avant lui par des extrémistes, il avait reçu des menaces, a-t-il dit. «Ce n'est pas le premier assassinat du genre et ce ne sera pas le dernier. Les gens ont déjà peur de discuter de ce sujet et désormais, ils auront encore plus peur», a dit Mr. Yusufzai. [...]
Le Dr Khan a fait partie du Jamaat-e-Islami, le parti religieux anti-américain voué à la transformation du Pakistan en État islamique. Il a rompu avec ce groupe et rejoint un autre parti anti-américain, le Tehrik-e-Insafi, dirigé par l’ancien joueur de cricket Imran Khan. Il a ensuite adopté des positions plus indépendantes et a participé, au cours des dernières années, à des conférences internationales sur les femmes, la démocratie et l'amélioration des relations entre musulmans et non-musulmans. Peu de temps après sa mort samedi dernier, une faction des talibans pakistanais, la Brigade Abdullah Azzam, a revendiqué la responsabilité de son assassinat, disant qu'il avait mal interprété le djihad et l'islam.
Bien que de nombreux universitaires et professionnels musulmans aient été tués ces dernières années par les talibans, la mort du Dr Khan semble avoir produit un effet plus marqué. The News, un quotidien de langue anglaise qui critique le gouvernement, a dénoncé dans un éditorial le «bilan lamentable» des autorités dans l’arrestation des gens soupçonnés d’avoir commis ces meurtres. «Ils sont en liberté, mais est-ce une raison de leur permettre aussi de gagner ?», demande le journal.
Dans l'air doux de l’automne à Swat jeudi, un service commémoratif a eu lieu pour le Dr Khan sur le campus de la nouvelle 'université. Les représentants du gouvernement n'ont pas été invités, en raison de problèmes de sécurité et des émotions, a déclaré Mr Khan, recteur de l'université. «Nous sommes tous ses imams, nous allons garder le silence à sa mémoire. C’est la véritable façon de prier», a-t-il dit.

Source :  Killing of Doctor Part of Taliban War on Educated, par Jane Perlez, 8 octobre 2010

http://www.postedeveille.ca/2010/10/pakistan-les-talibans-tuent-les-gens-eduques.html


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